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		<title>La thérapie de Morita au Japon</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Jul 2011 22:44:34 +0000</pubDate>
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<p>Notre rédacteur japonais, Shigeyoshi Okamoto, entré au comité de rédaction francophone de Psy Cause en avril dernier, nous a communiqué un livre dont il est l’auteur intitulé « La thérapie de Morita inconnue ».(1) Il a étudié en France à l’hôpital psychiatrique Sainte Anne et à l’institut de psychosomatique de Paris en 1984 et 1985. Il est proche du courant phénoménologique français. Il enseigne comme professeur de psychologie clinique à l’université du Bouddhisme de Kyoto et exerce comme psychiatre praticien de la thérapie de Morita à l’hôpital Sansei dans cette même ville. Ce petit établissement est l’un des rares hôpitaux du Japon où l’on pratique exclusivement la thérapie de Morita, inspirée du Zen. Nous donnons ci-dessous quelques coups de projecteurs sur cette thérapie, extraits du livre de Shigeyoshi Okamoto.</p>



<p>Le directeur de cet hôpital spécialisé dans cette thérapie, le Dr Usa, écrit en 1984 : « Où est la lune ? Dans notre hôpital, nous donnons l’expérience de la guérison totale par l’acceptation de l’irrationalité de l’esprit « telle quelle », sans chercher à comprendre la cause du symptôme ni à étudier la thérapie. « L’état tel quel » peut s’appeler aussi « l’état sans aucune parole », et doit être finalement « le soi sans aucune norme ». Du fait que cet état même, sans aucune parole et sans aucune norme, peut être vu comme l’état de la guérison totale, il est possible d’y arriver ici et maintenant, sans aucune préparation. C’est-à-dire que la vie sans parole est toujours possible, car il suffit d’accueillir les idées contradictoires sans pour autant les rejeter, et de laisser passer un conflit intrapsychique à sens unique. » Il conclut : « À ce qu’il me paraît, il n’y a aucun espoir dans la psychanalyse, car, plus les psychanalystes et les patients essaient de comprendre intellectuellement l’esprit humain, plus ils s’éloignent du vrai. La psychothérapie de Morita est le plus sûr moyen de résoudre immédiatement la souffrance, grâce à l’abandon complet de la tentative d’analyser. »</p>



<p>La psychothérapie de Morita est une technique pour traiter des patients névrotiques, une technique basée sur le principe du Zen. Cette thérapie qui se fait en quatre étapes, est appliquée normalement sur des patients hospitalisés. Pendant la première étape, qui dure environ une semaine, les patients sont obligés de rester couchés nuit et jour sans rien dire, sans rien faire. La seule chose qu’on leur permette est de manger régulièrement. À partir de la deuxième étape, ils commencent peu à peu à travailler. La première étape de la thérapie est très semblable au Zazen, mais s’asseoir et se coucher diffèrent quelque peu l’un de l’autre. Le Zazen est considéré comme le commencement du travail : par contre, au cours de la première étape de cette thérapie, les patients couchés comme des bébés totalement impuissants, éprouvent la sensation de n’avoir aucun moyen de faire disparaître leurs symptômes. Être laissés à l’état de nourrisson amène naturellement les patients à la régression narcissique, tandis qu’exprimer par la parole ce qu’ils ressentent à l’intérieur d’eux-mêmes, y compris leurs expériences du passé, est tout à fait interdit. Cette régression narcissique n’est pas le but de la thérapie, mais un effet secondaire plus ou moins grave.</p>



<p>Selon la théorie de Morita, la personnalité névrotique se caractérise par une tendance à tout intellectualiser, par une préoccupation constante à n’importe quel sujet, surtout en ce qui concerne la condition psychique et physique (tendance hypochondriaque), par l’excès du désir de vivre, etc. Le patient névrotique souffre du conflit entre la dépendance et l’indépendance, et il joue lui-même deux rôles : le rôle du thérapeute qui essaie de le traiter et celui du patient qui souffre, le rôle des parents indulgents ou durs et celui de l’enfant qui veut être soigné.</p>



<p>Shoma Morita a établi sa psychothérapie vers1920 comme un traitement pour le « Shinkeishitsu » (constitution sujette aux conflits névrotiques), ainsi que pour la névrose, maladie symptomatique des conflits. Dans son enfance, Morita s’est pris d’horreur pour la mort, depuis qu’il avait vu des tableaux d’enfer dans un temple bouddhique. Dans son adolescence, il a alors souffert de symptômes névrotiques, hypocondriaques en particulier, mais c’est après ces expériences qu’il a compris l’importance d’accepter les symptômes tels qu’ils sont, et de réagir avec eux aux nécessités de la vie. Ce qui lui a permis, devenu psychiatre, d’inventer sa thérapie qui insiste sur l’importance de la pratique du travail quotidien.</p>



<p>L’essence de sa thérapie : c’est l’obéissance à la nature. Nous menons notre vie toujours en avant, par le désir de vivre, accordé par la nature. Ce désir de vivre nous incite au refus de la mort, et nous confronte aux souffrances dont le représentant est la peur de la mort. Quant au Shinkeishitsu, c’est une tendance à un cercle vicieux, qui fait qu’on double les souffrances du fait même qu’on poursuit d’une manière obsessionnelle le désir de vivre. Morita enseigne l’acceptation des symptômes et souffrances tels qu’ils sont.</p>



<p>En 1927, est créé par un disciple, l’hôpital Sansei, spécialisé dans cette thérapie qui nécessite une hospitalisation. Nous avons vu la première étape du traitement, le repos absolu. La seconde est une renaissance : le retour dans le monde extérieur en regardant une fleur de volubilis s’ouvrir. Au cours des deux premières étapes, le patient fait l’expérience d’une libération par le calme. Et dans la troisième et la quatrième étape, en abordant de front des travaux réels, il fait l’expérience de sa propre libération par l’activité. Les patients hospitalisés qui se livrent ensemble à divers travaux, s’enseignant et s’aidant mutuellement, se trouvent placés dans des rapports humains de groupe où chacun accomplit sa tâche tout en formant son humanité et en développant sa personnalité : c’est précisément cela l’éducation. Et en effet, Morita appréciait grandement la pédagogie de Maria Montessori, qui met l’accent sur la spontanéité des jeunes enfants. La guérison, dans la thérapie de Morita, c’est le pouvoir de vivre dans la société réelle.</p>



<p>Dans un courriel du 21 mars 2011, Shigeyoshi Okamoto nous a dit être intéressé par un séminaire à l’initiative de notre revue, lequel nécessite une préparation soigneuse et de la prudence. Selon notre partenaire Morgan Tours, ce serait un projet couteux (entre 2500 à 3000€ par participant). Mais si nous avons un nombre suffisant de professionnels intéressés, nous pouvons l’organiser. Merci alors de me contacter en cliquant en haut du blog sur « contact ».</p>



<p>Jean Paul Bossuat</p>



<p></p>
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		<title>De la folie singulière, individuelle et collective.</title>
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<p>Un homme solitaire, insoupçonnable et secret, un sujet jusque-là inconnu qui tire et abat des dizaines de personnes au nom d&rsquo;une revendication idéologique, la coexistence d’une méthode et d’une rigueur dans la mise en acte avec une revendication sans ambages et un mobile fumeux construit à partir de l&rsquo;idéologie en vogue, en psychiatrie, on connait. Paranoïa, idéaliste passionné&#8230;La classification des maladies mentale est rodée, pas le DSM, bien sûr (il a une autre finalité que de décrire finement les sombres ressorts humains, celle de justifier l’usage des psychotropes), mais la classique classification issue de l’aliénisme français.</p>



<p>Ces individus sombres sont rares mais chacun des faits divers qu’ils suscitent pointe avec acuité la responsabilité politique de ceux qui nourrissent leurs délires. C’est la différence entre auteur et acteur d’un crime. Ygal Amir l’assassin d’Itzhak Rabin, mais aussi, aux antipodes de l’histoire, Richard Durn, et Ravaillac. Ces passages à l’acte suscitent émotion et indignation mais in fine resserrent les liens du corps social qui en est victime. La société norvégienne aura les moyens psychiques collectifs de mener une introspection doublée d’une communion émotionnelle sur le fait qu’elle ait pu engendrer un tel « monstre ». Elle s’en remettra et s’en trouvera sans doute fortifiée car le Monstre, lorsque sa folie envahit le champ social, resserre paradoxalement le lien social. Il a donc une fonction précise. Par son acte si énorme, hors norme, il va replacer pour un temps la barrière entre le bien et le mal et permettre ainsi une normalisation des rapports au sens où il va réintroduire la norme. Il va revivifier le système.</p>



<p>Mais qu’en est-il des crimes politiques au quotidien, à toutes les échelles collectives ? Quelques exemples seront sans doute parlants à beaucoup :</p>



<p>-A l’échelle de l&rsquo;entreprise : le harcèlement moral comme mode managérial et comme folie du lien social en milieu restreint.</p>



<p>-A l’échelle de l’état : Les démantèlements programmés du service public hospitalier, de la justice, du système scolaire, de la police de proximité qui entrainent la désarticulation du lien social, tout ça pour préserver la courbe des bénéfices de quelques-uns. Sauver les banques plutôt que sauver le peuple, voir la Grèce&#8230;.Et la France aussi.</p>



<p>-A l’échelle mondiale deux exemples entre mille : La cécité mortifère des gouvernants vis-à-vis des dangers d’un nucléaire instauré avant d’être complètement maitrisé ; celle des trois religions du Livre à l’égard de l’explosion démographique insensée qu’elles encouragent encore et toujours contre toutes logiques : l’instauration d’une idéologie de la décroissance pourrait faire repasser la population mondiale de neuf milliards à trois milliards d’êtres humains, Et là, plus problème energétique, ni d&#8217;emploi…Mais le contrôle réel des naissances est un tabou social ! Au nom de l’Eternel…</p>



<p>Certaines idéologies meurtrières collectives si elles ne sont pas outrancièrement brutales échappent donc à la psychiatrisation et leurs auteurs comme leurs acteurs jouissent longtemps d’une aura jusqu’à ce que, parfois, le jugement de l’histoire les condamne. Mais le mal est fait. Ma question est : pourquoi l’acte de Anders Behring Breivik est-il immédiatement perçu comme relevant de la folie meurtrière et pourquoi d’autres actes aussi énormes et insensés, commis eux par des hommes politiques respectés, ne peuvent-ils pas être aussitôt identifiés comme tels ? Le Tribunal Pénal International est un premier pas, les notions récentes à l’échelle historique de génocide ou de crime contre l’humanité sont des avancées indiscutables bien que la volonté politique manque souvent pour en faire une norme universelle partagée, certains états restant trop puissants pour qu’on puisse oser les inquiéter.</p>



<p>C’est aux peuples de créer leurs normes psycho-comportementales, pas aux petits chefs de guerre, aux gourous de tout poil ou ou aux gouvernants qui, on le sait, ont perdu la raison depuis longtemps (la raison est soluble dans la corruption et l&rsquo;ivresse du pouvoir). La folie est un peu le propre de l’homme seul ou en groupe (folie individuelle, folie à deux, folie collective), c’est pour cela qu’elle ne peut être que consubstantielle du politique. Osons la reconnaitre même lorsqu’elle prend le masque du politique.</p>



<p>D. Bourgeois 24/7/11</p>



<p>Bibliographie :</p>



<p>M. DIDE : Les idéalistes passionnés. Coll. Psychopathologie fondamentale. Ed. Frison Roche 2006.</p>



<p>D. BOURGEOIS : Criminologie politique et psychiatrie. L’Harmattan 2002.</p>



<p></p>
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		<title>La gare de Pribor</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Jun 2011 21:25:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Jean Yves Feberey a photographié le 28 mai 2011 en plein congrès, la gare de Pribor, ville natale de Sigmund [&#8230;]]]></description>
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<p>Jean Yves Feberey a photographié le 28 mai 2011 en plein congrès, la gare de Pribor, ville natale de Sigmund Freud en Moravie. Il écrit dans son article publié dans le blog, ci-après :</p>



<p>« Rappelons aussi que Příbor a une gare, toujours bien desservie, et que c’est sans doute de là que Freud est parti avec sa mère pour Leipzig, épisode qu’il évoque dans sa lettre du 3 décembre 1897 à Fliess (n°77, PUF, 1979). »</p>



<p>Après la gare de Perpignan, la gare de Pribor… Tout un symbole. Après l’invention de l’imprimerie, ce fut au XIX° siècle l’invention du chemin de fer : un formidable outil de communication et de rencontre, basé sur le mouvement et le déplacement, déjà une métaphore du fonctionnement de l’inconscient. En tout cas un puissant outil des révolutions : celle des idées avec le surréalisme qui influença fortement Dali, ou le bolchevisme véhiculé par Lénine dans son wagon plombé. Avec le XXI° siècle, nous avons internet qui abolit les distances, instaure une circulation immobile… et de nouvelles révolutions.</p>



<p>La gare de Pribor comme symbole du pèlerinage d’un groupe de psychiatres, de psychologues, de psychanalystes en quête d’avenir ? La gare de Pribor comme lien avec un réseau subversif à l’image du métro de « Dark City » selon le film d’Alex Proya inspiré du cas Schreber et métaphore des préoccupations hexagonales des congressistes français citées par Jean Yves Feberey. Rappelons-nous qu’en 2000, Psy Cause inaugurait au cinéma Utopia d’Avignon avec le psychologue Marc Bounias, par ce film, une série de projections débat intitulées « Psynéma ». La gare de Pribor comme espoir de voyage vers un lendemain retrouvé ? La gare de Pribor aussi comme fenêtre sur un monde des idées ? La gare de Pribor comme symbole de notre revue, pourquoi pas.</p>



<p>Jean Paul Bossuat</p>
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