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	<title>freud &#8211; Psycause : En francophonie, les psy causent</title>
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	<description>En francophonie, les psy causent</description>
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		<title>Colloque Psy Cause « Adolescences » à Marseille le 5 octobre 2012 (compte rendu)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Psycause]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Oct 2012 23:33:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Dr Jean Paul Bossuat, en tant que directeur de la revue Psy Cause et Président de l’association «&#160;Psy Cause [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="text-align: justify;">Le Dr Jean Paul Bossuat, en tant que directeur de la revue Psy Cause et Président de l’association «&nbsp;Psy Cause International&nbsp;», accueille les participants. Il remercie Marie José Pahin qui est l’organisatrice de cette Journée dans le cadre de la section «&nbsp;Psy Cause – France&nbsp;». Il précise que Marie José Pahin est rédactrice en chef de la revue Psy Cause en tant que psychanalyste avec le Dr Pierre Évrard, rédacteur en chef en tant que psychiatre. Ceci témoigne de la pluriprofessionnalité de la revue de psychiatrie. Le Dr Jean Paul Bossuat remercie les intervenants prestigieux qui ont accepté d’apporter leur contribution, et présente le IX° congrès international de Psy Cause qui aura pour thème la santé mentale de l’enfant et de l’adolescent et qui se déroulera aux Seychelles du 17 au 25 mars 2013. Son organisation reposera sur la section «&nbsp;Psy Cause – Océan Indien&nbsp;» qui dispose déjà d’un bureau au «&nbsp;Centre Hospitalier des Seychelles&nbsp;».</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;68ca0d3a6931b&quot;}" data-wp-interactive="core/image" class="wp-block-image alignleft wp-lightbox-container"><img data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async--click="actions.showLightbox" data-wp-on-async--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async-window--resize="callbacks.setButtonStyles"  alt="" class="wp-image-965 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/1-Pahin-300x220.jpg"><button
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<div style="text-align: justify;">Marie José Pahin introduit le colloque sous le signifiant «&nbsp;dialogue&nbsp;» qu’entre autre elle décline en «&nbsp;dialogue analytique&nbsp;» dont l’objectif est que le sujet puisse entrevoir par lui-même une jouissance qu’il aurait. L’adolescent est confronté à une crise qui lui donne des chances d’ouvrir un avenir mais tout aussi bien de se refuser sur le registre de la fatalité tragique. Notre propre société est traversée par une crise et il convient de dire qu’à son sujet, ni Lacan ni Freud étaient franchement optimistes. Dans les familles, la crise d’adolescence oscille entre la créativité et les frustrations. Une adolescence difficile recouvre toujours des problèmes dans l’enfance et peut laisser des séquelles toute la vie.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<div style="text-align: justify;">Le premier intervenant est le psychiatre <span style="text-decoration: underline;">Nadim El Malki</span>, connu pour son travail sur Ovide et qui communique sur le thème «&nbsp;Note sur la métamorphose autour du texte d’Ovide&nbsp;». Il nous annonce une lecture «&nbsp;singulière&nbsp;» de l’un des plus longs poèmes de l’Antiquité (12000 vers) qui est le grand texte du poète latin Ovide&nbsp;: «&nbsp;Les métamorphoses&nbsp;». Cette lecture est une réflexion sur la portée du discours poétique capable de nous émanciper du discours technique.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;68ca0d3a69aa8&quot;}" data-wp-interactive="core/image" class="wp-block-image alignleft wp-lightbox-container"><img width="300" height="225" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async--click="actions.showLightbox" data-wp-on-async--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async-window--resize="callbacks.setButtonStyles"  alt="" class="wp-image-966 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/2-Dr-Nadim-El-Malki-300x225.jpg"><button
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<div style="text-align: justify;">Ovide avait été «&nbsp;relégué&nbsp;» par l’empereur Auguste au bout du monde Romain, sur les rives du Pont Euxin, c’est à dire sur les bords de la Mer Noire. Cette condamnation faisait suite à une infraction à la Lex Julia destinée à moraliser la vie publique. Le poète était en grande souffrance, en prise avec une perte de ses repères lorsqu’il écrivait cette œuvre. Il mourra 6 ans plus tard. Il enchaîne, dans son texte, des mythes grecs et latins, emboités les uns dans les autres afin d’explorer ce qu’il présente comme une théorie poétique sur l’identité humaine. Son travail s’achève par un exposé sur la doctrine de Pythagore, qui parle du principe de la transformation incessante des choses et du monde. Cette œuvre poétique d’Ovide nous expose le mythe comme une toile centrée par un miroir qui montre ce que nous ne voyons pas dans ce que nous voyons. Le mythe dévoile l’univers du fantasme.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<div style="text-align: justify;">En lisant les mythes dans leur emboitement, dans leurs effets d’écho et de répétition, Ovide nous présentifie qu’ils abordent les différentes facettes d’une même question. Il fait le constat que chaque métamorphose est une conséquence du désir des dieux. Ainsi&nbsp;: les dieux créent les hommes à partir des pierres&nbsp;; Vénus transforme en femme une sculpture réalisée en ivoire qui représente une jeune fille, par Pygmalion tombé amoureux de son œuvre. Si certaines métamorphoses élèvent, d’autres abaissent&nbsp;: Lycaon, un roi qui dévore ses hôtes, est transformé en loup par Jupiter. Ces métamorphoses illustrent la fragilité du devenir humain devant le désir des dieux, c’est à dire la tragédie du sujet confronté au désir de l’Autre et à son pouvoir.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<div style="text-align: justify;">Il conviendrait mieux, pour formuler le pathologique, de parler de métamorphoses plutôt que de maladie mentale. Le concept de maladie mentale rétrécit la tragédie du sujet à sa négativité. Alors que la métamorphose permet l’ouverture des possibles. Dans le mythe de Jupiter et de Io transformée en génisse, la métamorphose est réversible.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;68ca0d3a6a108&quot;}" data-wp-interactive="core/image" class="wp-block-image alignleft wp-lightbox-container"><img data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async--click="actions.showLightbox" data-wp-on-async--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async-window--resize="callbacks.setButtonStyles"  alt="" class="wp-image-1207 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/3-Pierre-Ginesy-5.10.12-300x225.jpg"><button
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<div style="text-align: justify;">Le second intervenant est <span style="text-decoration: underline;">Pierre Ginésy</span>, un psychanalyste connu pour son œuvre décapante (dont «&nbsp;Outrances du sujet&nbsp;» aux Éditions Apolis), inscrit pour communiquer sur le thème «&nbsp;Les impasses de la loi&nbsp;: l’adolescence comme tentative de reterritorialisation&nbsp;». D’entrée, il nous dit qu’il préfère le néologisme «&nbsp;abolescence&nbsp;» au mot «&nbsp;adolescence&nbsp;». Pour lui&nbsp;; il convient mieux de centrer son propos sur la temporalité plutôt que sur le territoire. Le mot latin «&nbsp;adolescens&nbsp;» se traduit par «&nbsp;grandissant&nbsp;». L’adolescence est le temps de passage entre l’enfance et l’âge adulte. Toutes les cultures efficientes «&nbsp;marquent&nbsp;» ce temps là. À la différence de notre propre culture occidentale qui est actuellement en état «&nbsp;d’ethnocide inavoué&nbsp;» et qui rend cette période indécidable. L’adolescence, dont Euripide dit qu’elle est «&nbsp;anti cité&nbsp;», nous enseigne une temporalité avec ses variations en accéléré et en ralenti comme au cinéma. Dans le temps «&nbsp;destinal&nbsp;» de l’adolescence, nous avons des aberrations chroniques, des hétérochronies. Pierre Ginésy achève son exposé sur le message des adolescents&nbsp;: ils nous disent quelque chose de l’avenir de notre société, que nous n’écoutons plus. Leur discours est «&nbsp;prodigieux&nbsp;» au sens qu’il devrait être entendu comme l’étaient les «&nbsp;Prodiges&nbsp;» dans la Rome antique, qui éclairaient l’avenir.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;68ca0d3a6a737&quot;}" data-wp-interactive="core/image" class="wp-block-image alignleft wp-lightbox-container"><img data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async--click="actions.showLightbox" data-wp-on-async--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async-window--resize="callbacks.setButtonStyles"  alt="" class="wp-image-968 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/4-Texier-244x300.jpg"><button
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<div style="text-align: justify;">La troisième intervenante est la psychanalyste <span style="text-decoration: underline;">Dominique Texier</span> venue nous parler à propos de son livre paru aux Éditions Érès&nbsp;: «&nbsp;Adolescences contemporaines&nbsp;». Elle ouvre son exposé par une métaphore&nbsp;: «&nbsp;le passage de l’adolescence est une explosion qui confronte à un vide. L’adolescent doit percevoir qu’au delà du vide, il y a le rivage. Il doit faire le saut sans tomber dans le trou. Le rôle du corps social est de l’accompagner dans ce saut.&nbsp;» À cette dimension du trou, Dominique Texier ajoute la convocation de la limite par le jeune. Si ce dernier ne la trouve pas dans le cadre sociétal, il va la chercher ailleurs&nbsp;: par exemple dans l’errance comme mode de survie ou dans les tatouages comme tentatives d’inscription. La notion d’adolescence apparue en Europe occidentale, est récente. À l’époque de Freud, on parlait de puberté, pas d’adolescence. Cette notion est apparue avec l’émergence de la notion de sujet, concomitante de l’individualisme dans notre société néolibérale. La notion d’adolescence n’existe pas aujourd’hui dans d’autres cultures, comme par exemple dans le monde arabe où l’on passe d’un seul coup du statut d’enfant au statut d’adulte. En Europe, l’adolescence est la classe d’âge qui se rebelle contre l’autorité.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<div style="text-align: justify;">Au sortir de l’enfance, le jeune va interroger la capacité de la langue à traduire ce qu’il ressent. L’enfant croit en la parole de ses parents. Arrive un moment de bascule où la figure qui assurait la garantie «&nbsp;quand tu seras grand, tu pourras&nbsp;», tombe. La puberté introduit une menace réelle que le jeune ressent dans son corps&nbsp;: physiquement, il peut être l’objet de la jouissance parentale. Il n’a plus de place dans le territoire du lit de la mère. Une société très hiérarchisée lui dit&nbsp;: «&nbsp;ton territoire est là&nbsp;». Mais la société occidentale peine à lui trouver de vrais autres territoires dans lesquels il acceptera d’être légitimé sans garantie absolue. L’adolescent est dans un moment de rupture, de discontinuité, situé dans l’interface entre le singulier et le collectif. C’est une question très contraignante dans l’état social contemporain au sein de nos pays d’Europe. L’adolescent doit accepter ce moment de discontinuité. Notre société a un double mouvement&nbsp;: elle accueille certes l’adolescence mais en interprétant un mouvement vers l’infini comme un mouvement vers l’illimité. D’où le second mouvement par la mise en place de politiques sécuritaires.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<div style="text-align: justify;">Dominique Texier achève son exposé sur une dernière particularité de la rupture à l’adolescence&nbsp;: la chute du binaire. Chez l’enfant, c’est&nbsp;: «&nbsp;je l’ai&nbsp;» ou «&nbsp;je ne l’ai pas&nbsp;». L’adolescent est confronté à une jouissance dont il n’a pas les mots pour la dire. Les seuls mots parentaux dont il dispose, deviennent une menace. Il se retrouve dans un exil qui l’oblige à conquérir une langue qui est celle de la communauté, de l’Autre social.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;68ca0d3a6ada5&quot;}" data-wp-interactive="core/image" class="wp-block-image alignleft wp-lightbox-container"><img width="300" height="225" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async--click="actions.showLightbox" data-wp-on-async--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async-window--resize="callbacks.setButtonStyles"  alt="" class="wp-image-969 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/5-Marie-Prugnaux-5.10.12-300x225.jpg"><button
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<div style="text-align: justify;">La quatrième intervenante est la psychanalyste <span style="text-decoration: underline;">Marie Prugnaud</span> qui se propose d’interroger la littérature sur le séisme de l’adolescence à propos d’exemples. Elle traite essentiellement le cas du jeune Werther dans le roman épistolaire de Goethe «&nbsp;Les souffrances du jeune Werther&nbsp;» (1774). Le jeune Werther exprime par des lettres à un ami, la passion qu’il éprouve pour Lotte. Goethe, lui même en souffrance, dira que ce roman l’a sauvé. Dès les premières minutes Lotte annonce à Werther&nbsp;: «&nbsp;Je suis promise&nbsp;». La venue du fiancé, Albert, ne le dérange pas car il est persuadé que c’est lui qu’elle aime. Lotte est consciente que Werther est sur la pente inéluctable de la pulsion de mort et de l’autodestruction. Devenu interdit de séjour dans la maison de Lotte et de son conjoint, il y envoie un valet pour emprunter peu avant Noël deux pistolets en vue d’un voyage. Lotte s’effraie mais Albert répond à Lotte&nbsp;: «&nbsp;donne les lui&nbsp;». Alors, dans un moment d’exaltation, un pistolet touché par Lotte dans sa main, il s’écrie&nbsp;: «&nbsp;Quel bienheureux je suis, puisque c’est elle qui me tue&nbsp;». Et il se tue. Ce cas littéraire raconte une perversion narcissique et une réactivation de l’Oedipe avec le suicide adressé aux parents (comme la plupart du temps). Marie Prunaud compare cette issue fatale avec la problématique décrite par Dostoïevski dans son roman autobiographique «&nbsp;L’adolescent&nbsp;». Après les humiliations dans une pension huppée où il avait été placé en tant que bâtard, il retrouve son père géniteur alors en pleine ruine économique et clôt ce chapitre de sa vie avec lui. Ensuite, il peut s’investir dans de nouveaux horizons particulièrement brillants.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;68ca0d3a6b3f0&quot;}" data-wp-interactive="core/image" class="wp-block-image alignleft wp-lightbox-container"><img width="300" height="225" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async--click="actions.showLightbox" data-wp-on-async--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async-window--resize="callbacks.setButtonStyles"  alt="" class="wp-image-1208 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/6-Dr-Gerard-Pommier-5.10.12-300x225.jpg"><button
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<div style="text-align: justify;">Le dernier intervenant est <span style="text-decoration: underline;">le Dr Gérard Pommier</span>, psychiatre, psychanalyste, maître de conférence à l’université de Nantes et auteur de «&nbsp;Que veut dire faire l’amour&nbsp;?&nbsp;» aux Éditions Flammarion. Il introduit son propos en rappelant que dans son livre, il avait présenté l’orgasme comme formation de l’Inconscient. La sexualité humaine n’est pas liée à la reproduction. Elle est «&nbsp;perverse polymorphe&nbsp;» car animée par une libido excitée de l’extérieur&nbsp;: on peut parler d’une jouissance parasitaire. Le but du désir, précise le Dr Gérard Pommier, «&nbsp;est de se débarrasser de ce parasitage en le faisant sien&nbsp;». Le désir n’est pas le plaisir, disait Freud. Ce parasitage conduit le sujet infans à se passer du phallus de l’Autre (et de se débarrasser de la problématique d’être le phallus de l’Autre) par la masturbation. Il faut bien savoir que le départage entre l’homme et la femme ne se fait pas sur la base de l’anatomie mais sur la base d’une bisexualité psychique. L’autoérotisme, qu’il se pratique avec le pénis ou le clitoris, est exactement la même chose. Les deux sexes sont dans la même jouissance phallique, jouissance coupable car séparée de la mère. Ils cherchent la punition. La masturbation coupable s’accompagne d’un vœu d’interdit, l’interdit étant une source de jouissance. L’enfant s’invente un père fustigateur, porte ouverte sur le choix du genre masculin ou féminin. Le désir du père (fantasmé), avec son corollaire le risque incestueux mortel (faire l’amour avec ce qui est avant la vie), est le noyau central de la structure subjective. Le choix du genre est psychique selon le positionnement à l’égard du père. Soit pour devenir homme, le sujet veut prendre la place du père, soit pour devenir femme, il aime un homme susceptible de supplanter le père. Les garçons comme les filles sont dans la jouissance phallique. La bisexualité persiste. Le départage est vouloir donner le phallus ou vouloir le prendre. «&nbsp;Les femmes qui provoquent le désir, c’est à dire le phallus en érection, en sont aussi bien propriétaires&nbsp;». Mais les hommes ne peuvent consentir à leur féminité et&nbsp; les femmes cesser de réclamer leur part de masculinité qui leur revient. Nous retrouvons là ce qui reste non résolu dans le choix du genre et qui correspond à la «&nbsp;névrose actuelle&nbsp;» de Freud.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<div style="text-align: justify;">Le Dr Gérard Pommier conclut sur le lien du sexe avec la mort puisqu’établi sur le désir de parricide. Le parricide est symbolisé par l’usage du même nom de famille que le père ou par le fait de prendre un trait du père&nbsp;: c’est prendre sa place. L’homme aimé par une femme est celui qui permet de tuer le père. C’est le thème du Cid de Corneille. L’urgence de l’exogamie chez les femmes peut s’exprimer par la recherche d’un homme qui soit le contraire de leur père.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<div style="text-align: justify;">En conclusion, Marie José Pahin nous a organisé un colloque de rentrée très riche, au long duquel nous avons travaillé sur une belle suite de signifiants&nbsp;: métamorphose, saut du trou, modifications du temps, capture mortifère dans l’Œdipe, tuer le père … Mais au final, la poésie, la littérature et la création fantasmatique sont au service de la condition humaine.</div>



<div style="text-align: justify;"></div>



<div style="text-align: justify;">Jean Paul Bossuat</div>



<p></p>
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		<title>La thérapie de Morita au Japon (2) : réactions et courriel de Shigeyoshi Okamoto</title>
		<link>https://psycause.org/2011/08/30/la-therapie-de-morita-au-japon-2-reactions-et-courriel-de-shigeyoshi-okamoto/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Psycause]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 14:27:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[Journal]]></category>
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					<description><![CDATA[Le courriel de notre rédacteur et psychiatre japonais, en date du 28 août 2011 fait suite à notre article du [&#8230;]]]></description>
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		</button></figure>



<p>Le courriel de notre rédacteur et psychiatre japonais, en date du 28 août 2011 fait suite à notre article du 29 juillet dernier dans le blog et aux réactions de divers rédacteurs de Psy Cause.</p>



<p>Ainsi Errol Palandjian, psychiatre des hôpitaux à Draguignan, relève la dimension culturelle de la technique de soin qui « traite des troubles liés à des populations de l’Extrême Orient, dans des cultures aux prémices très différents des nôtres ».</p>



<p>Ola Lindgren, psychologue suédois, relève que les psychothérapies ne sont pas toujours aussi différentes qu’il semble. Il note en effet une similarité avec la thérapie comportementale « Acceptance and Committment Therapy (ACT) » qui a des racines bouddhistes. Il conseille aussi la lecture d’un petit essai de Freud « Vergänglichtkeit » qui se trouve dans « Das Land Goethes 1914-1918 ». Une autre proximité est notée par Jean Louis Griguer, psychiatre des hôpitaux à Valence et phénoménologue, qui trouve Shigeyoshi Okamoto très proche de la phénoménologie.</p>



<p>C’est l’intervention de Raymond Tempier, Professeur de psychiatrie au Canada, qui est référencée dans le courriel de notre rédacteur japonais praticien de la thérapie de Morita. Raymond Tempier note que cette thérapie est bien connue des psychiatres japonais mais bien peu à l’extérieur du Japon. Comme d’autres thérapies de ce pays (le Naikan par exemple), elle s’inspire du bouddhisme et correspond à la culture japonaise et à la philosophie Zen, et est de ce fait difficile à appliquer hors du contexte nippon : « je laisserai à mon collègue japonais le travail de nous expliquer en détail de quoi il s’agit dans cette thérapie et si cela serait applicable ailleurs. »</p>



<p>Raymond Tempier constate en ce moment une influence grandissante du bouddhisme dans les psychothérapies correspondant à ce que l’on appelle en Amérique le « mindfulness » à savoir une écoute de ses émotions face au patient, et de sa propension à la compassion au sens fort du terme qui est de « souffrir avec » : « on n’est pas loin de l’analyse des réactions contre-transférentielles quoique le bouddhisme rejette la notion d’inconscient d’où l’incompréhension (fondamentale) des psychiatres de l’Orient face aux psychothérapies dites occidentales. » En Orient, la psychothérapie est avant tout une forme d’enseignement où le Sensei (professeur, guide, etc.) dicte le comportement que le patient doit avoir. « Les patients asiatiques, en général, attendent du Docteur qu’il leur prescrive une conduite ou une action. La neutralité et l’absence de conseils précis font qu’ils abandonnent et vont voir tout autre « counselor », ou même leur pharmacien pour une « vraie » thérapie. Tout est question de culture. »</p>



<p>On ne peut détacher la culture de la façon dont on voit la maladie mentale et ses soins. Ainsi la thérapie de Morita permet au patient de se reconnecter (fortement) avec les autres peu à peu. « Il faut savoir que dans la culture japonaise, une valeur importante est l’attachement aux autres et le fait que l’individu doit être dépendant du groupe et non le contraire. Pour les Japonais, l’enfant nait indépendant et il faut l’habituer à ce qu’il se fonde dans le groupe. On est loin de l’individualisme et de l’éducation vers l’autonomie et la compétition individuelle. »</p>



<p>Raymond Tempier ajoute qu’il a étudié un peu l’histoire de la psychiatrie au Japon et qu’il est fascinant d’apprendre qu’elle a plus de mille ans : « si je me rappelle bien, ils avaient déjà un traité des maladies mentales au 8ème siècle (!) amené et écrit par les moines bouddhistes, et leur médecine kampo (qui comprend aussi le traitement des maladies mentales) est fortement influencée par la médecine traditionnelle chinoise basée sur le flux (ou l’absence de flux en cas de maladie) du qi (ou énergie vitale). » Il conclut en soutenant qu’il est grand temps de réintroduire les notions de culture (et aussi d’histoire dans tous les sens du terme … que ce soit de la psychiatrie ou du patient) dans notre façon de voir les choses en rapport avec la psychiatrie et dans notre façon d’agir la psychiatrie.</p>



<p>Le courriel de Shigeyoshi Okamoto</p>



<p>Après avoir remercié pour le texte à propos de son livre, présentant dans le blog la thérapie de Morita, et les réactions qu’il a suscitées parmi les rédacteurs de la revue, il écrit :</p>



<p>« Parmi les réactions, celle du Pr Raymond Tempier, surtout, a posé plusieurs problèmes suffisamment grands et fondamentaux pour que la discussion soit à leur propos inévitable, et dont la compréhension commune n’est pas toujours facile, car chaque psychothérapie est basée sur sa culture et chaque culture a ses racines. Dans ce contexte, je devrais donner des explications sur la thérapie de Morita en réfléchissant à la culture japonaise en rapport avec les autres cultures. Ceci est un grand travail. Cette fois ci, je voudrais donc simplement parler de quelques problèmes dont il m’apparaît qu’ils sont difficiles à comprendre pour les thérapeutes « occidentaux ».</p>



<p>Il est évident que la thérapie de Morita est inspirée par le Zen, mais surtout la pratique de l’hôpital Sansei où je travaille est beaucoup (ou bien « trop ») influencée par le Zen. Je dois alors dire, d’abord, que ce que j’ai écrit dans le livre a été un peu dévié, le but de ce livre étant la présentation de cet hôpital. D’ailleurs j’oserais dire que mon propre point de vue est basé sur la thérapie de Shoma Morita lui-même, fondateur de cette thérapie.</p>



<p>1- Le but de cette thérapie :</p>



<p>Elle ne vise pas la suppression des symptômes névrotique, mais elle vise le développement de l’humanité. Si l’on n’avait pour nécessité que d’enlever les symptômes, il serait suffisant d’appliquer les autres thérapies, par exemple les médicaments, la thérapie comportementale, la psychanalyse etc.. En revanche, le caractère névrotique a, dans l’intérieur, le pouvoir de se développer, même si de par le blocage de ce pouvoir, se présentent des symptômes. La thérapie de Morita, avant tout, anime ce pouvoir. L’élimination des symptômes névrotiques n’est plus le but.<br>
Tout de même, les symptômes s’éliminent souvent comme l’action secondaire du développement de l’humanité.</p>



<p>2- La guérison dans la thérapie de Morita et l’éveil dans le Zen :</p>



<p>Selon la sagesse du Zen, l’éveil est une fleur qui s’épanouit au chemin de la peine. Autrement dit, aucun éveil sans aucune peine. Ou bien, l’éveil ne peut pas être détaché de la peine, comme l’endroit de l’envers. Même si cette sagesse est paradoxale, elle fait savoir que notre esprit, toujours changeant, ne peut pas être l’objet fixe et qu’il est mieux de vivre sans arrêt, sans aucune solution au niveau de l’esprit. Morita a considéré la guérison comme étant le même état que l’éveil. En soulignant l’importance de la vie dans la réalité, il a dit : « L’effort même est le bonheur ».</p>



<p>3- L’inconscient :</p>



<p>Depuis les temps antiques, la sagesse du bouddhisme apprend qu’il existe l’inconscient dans la profondeur de l’esprit humain. L’élément le plus originel de l’inconscient est la « semence ». Ce qu’on appelle le « bouddha-nature » serait la même chose que la « semence ». Morita, qui n’a pas apprécié la psychanalyse, a proposé l’existence de « l’esprit naïf ». Ceci serait considéré comme un produit d’une découverte de l’inconscient dans le même sens.</p>



<p>4- L’individu et le groupe :</p>



<p>Il est vrai que l’homme se trouve, dans le processus du développement de la vie, en face de deux problèmes contradictoires : l’indépendance et l’absorption des attributs de quelques groupes. Quoiqu’il en soit, l’intégration même de cette contradiction est le travail psychique très important, surtout à l’âge de l’adolescence. Le conflit entre la volonté d’être indépendant et la séduction de l’indulgence des groupes, amène la névrose. La thérapie de Morita aide cette intégration sans résoudre le conflit psychologique. Il est recommandé de vivre obéissant à toute la réalité, avec le soi flexible comme l’arbre souple qui ne se casse jamais même par tempête.</p>



<p>Il reste encore beaucoup de choses dont il est nécessaire de discuter. Mais à la prochaine fois. Merci beaucoup de votre intérêt.</p>



<p>Shigeyoshi Okamoto »</p>



<p>Notre collègue japonais attend donc d’autres réactions et questionnements pour rebondir avec d’autres développements.</p>



<p>Jean Paul Bossuat</p>



<p></p>
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		<title>Vers un appel de Pribor ?</title>
		<link>https://psycause.org/2011/06/19/vers-un-appel-de-pribor/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Psycause]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jun 2011 21:28:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
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		</button></figure>



<p></p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Jean Yves Feberey, psychiatre, secrétaire à l’Union Européenne de Psy Cause et président de l’association européenne Piotr Tchaadaev, nous a communiqué le texte ci dessous (également adressé à l&rsquo;association européenne de psychanalyse basée à Strasbourg, FEDEPSY) au sujet du colloque de Pribor, point d’orgue d’un voyage – séminaire, du 23 au 31 mai 2011, articulé sur trois pôles : Prague avec Kafka et l’hôpital psychiatrique Bohnice, Pribor ville natale de Sigmund Freud et Vienne avec la Berggasse et la tour des fous. Pribor rassembla les 50 participants à l’ensemble du périple et les collègues tchèques venus participer aux travaux.</p>



<p>Jean Paul Bossuat</p>



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<p></p>



<p>&nbsp;</p>



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</figure>



<p></p>



<p>&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><b>Le voyage à Příbor, mai 2011</b></h2>



<p>Le Docteur Jean-Paul Bossuat, Psychiatre des Hôpitaux au CH de Montfavet (Vaucluse), continue à y exercer comme vacataire depuis qu&rsquo;il a quitté ses fonctions de chef de service. Il y a fondé avec des amis et collègues la Revue<i> Psycause</i>* en 1995. Destinée au départ à être la revue des « psys qui causent » au Sud de la France, elle s’est progressivement affirmée comme une revue de psychiatrie francophone à dimension aujourd’hui largement internationale. Jean-Paul Bossuat consacre toujours beaucoup de temps à la revue, cherchant des soutiens dans une période difficile pour l’édition, et organisant des manifestations en France et à l’étranger.</p>



<p>Pour mai 2011, il avait proposé un voyage-séminaire dans la ville natale de Freud, Příbor**, que les Strasbourgeois connaissent sans doute mieux sous le nom de Freiberg. Cette ville de Moravie tchèque, proche de la frontière polonaise, est une bourgade charmante, un peu perdue dans une verdoyante campagne, mais je n’y mets aucune connotation péjorative, d’autant moins que le séjour y fut très agréable. Příbor était l’étape centrale qui a permis à près de cinquante personnes (beaucoup de psychiatres expérimentés, du public et du privé), de découvrir également Prague et Vienne, avec un ensemble de visites d’établissements de santé, de lieux historiques et de conférences sur des thèmes liés à la psychiatrie, à la psychanalyse et à la littérature (Kafka).</p>



<p>Dès le début, j’ai parlé pour nous autres « psys » d’une forme de « pèlerinage laïc », de retour aux origines ou aux sources de la psychanalyse, même si Freud n’a passé à Příbor que les trois toutes premières années de sa vie, certes décisives&#8230; Nous avons toutes et tous été frappés, en visitant sa maison natale, d’apprendre que toute la famille Freud vivait dans une pièce de petite taille, où Sigmund est né. Nous savons aussi que c’est la pauvreté qui a fait quitter l’endroit aux Freud, pour Leipzig puis pour Vienne.</p>



<p>Rappelons aussi que Příbor a une gare, toujours bien desservie, et que c’est sans doute de là que Freud est parti avec sa mère pour Leipzig, épisode qu’il évoque dans sa lettre du 3 décembre 1897 à Fliess (n°77, PUF, 1979).</p>



<p>&nbsp;</p>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;68ca0d3a71f8e&quot;}" data-wp-interactive="core/image" class="wp-block-image alignleft is-resized wp-lightbox-container"><img width="300" height="225" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async--click="actions.showLightbox" data-wp-on-async--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async-window--resize="callbacks.setButtonStyles"  alt="" class="wp-image-546 lws-optimize-lazyload" style="width:364px;height:auto"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/1-JMA-Freud-28-mai-300x225.jpg"><button
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<p>&nbsp;</p>



<p>Enfin, Jean-Paul Bossuat avait invité à cette rencontre l’arrière petite-fille de Freud, Jane Mc Adam Freud, fille de Lucian (né en 1922), le grand peintre qui était lui-même le fils d’Ernest Freud, architecte. Née en 1958, elle n’a évidemment pas connu Sigmund Freud, mais elle&nbsp;nous a expliqué dans son exposé comment, dans sa formation et son travail de sculptrice, le fondateur de la psychanalyse avait eu une influence certaine, ce que son père contestait pour sa part. Elle a ainsi été artiste en résidence au Musée Freud de Londres*** en 2005 et 2006, où elle a étudié et dessiné les antiquités de son aïeul. Jane Mc Adam Freud et son mari sont par ailleurs tombés amoureux de Příbor, où elle a été invitée par la ville en 2006 pour être la marraine du livre publié à l’occasion du 150<sup>ème</sup> anniversaire de la naissance de Freud. Personnalité enthousiaste et généreuse, dont nous vous invitons à découvrir le site et le travail****, Jane Mc Adam Freud a donné au séminaire de Příbor une très touchante touche familiale et familière, que son arrière grand-père aurait très probablement apprécié aussi, un vœu pieux n’étant pas interdit à l’occasion d’un pèlerinage…</p>



<div>
<p style="text-align: justify;">Les autres interventions étaient partagées entre nos collègues tchèques et les participants au voyage.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le Professeur Jaroslav Blahos, Président de la Société médicale tchèque Jan Evangelista Purkině, qui a prononcé une allocution d’ouverture, tandis que le Docteur Zdeněk Kalvach, psychiatre d’exercice libéral à Prague, nous rappelait les apports théoriques de la psychanalyse à la psychiatrie. Tout particulièrement il soulignait que, traditionnellement, nul n’attendait autant de respect de l’autorité que le psychiatre de ses patients, et que l’accueil réservé à la psychanalyse était un bon indicateur du degré de totalitarisme d’une société. Jan Galuszka, psychologue à Bílá Voda, a rapporté des éléments tout à fait éloquents du contenu du Bulletin publié en 1931, à l’occasion de la pose d’une plaque commémorative sur la maison de Freud. Rappelons que Freud, malade et âgé, y avait délégué sa fille Anna, tandis que Sandor Ferenczi représentait la Société hongroise de psychanalyse. Le Docteur Petr Taraba, dont nous avions visité l’hôpital d’exercice à Opava, a présidé une des sessions.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté français, des exposés ont été prononcés par Pierre Evrard (Montfavet), Didier Bourgeois (Montfavet), Jacqueline Chabrand (Nîmes), Patricia Princet (Bar-le-Duc), Brigitte Manivel (Avignon, empêchée, lecture par Marie-Josée Pahin), Jean-Yves Feberey (Nice, Pierrefeu-du-Var). Nous n’avons malheureusement pas pu découvrir la lecture d’Osiris par Jean-Paul Bossuat, empêché de prendre part au voyage en raison d’un problème à régler en Tunisie. Après l’allocution de Madame Supova, de la municipalité de Příbor et Présidente de la Société Sigmund Freud, très sensible à notre manifestation et très soucieuse de perpétuer le souvenir de Freud sur place, le Docteur Bertrand Tiret, pédopsychiatre français établi au Canada, a assuré une synthèse des travaux avec Jane Mc Adam Freud et Petr Taraba.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous comptons sur une prochaine publication complète des Actes (se reporter au site de <i>Psycause</i>). D’une manière générale, on notera que les Français présents étaient tous préoccupés par les évolutions en cours au sein de la psychiatrie dans leur pays, mais qu’il était parfois difficile d’en faire prendre la mesure aux Tchèques, qui ont une histoire récente bien différente, pour leur psychiatrie comme pour leur société. Ceci non pas bien sûr en raison d’un manque de disponibilité de leur part, mais parce que l’exposé de nos inquiétudes hexagonales se fait forcément au travers de questions franco-françaises, grandes ou petites, mais parfois très malaisées à transposer.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà ce que nous pourrions dire, en résumé, de ce « pèlerinage à Příbor », qui nous a permis de faire un état des lieux à la fois recentré et délocalisé de la psychanalyse, dans un dialogue fructueux avec nos collègues tchèques, qui ont accueilli avec beaucoup de sympathie chaleureuse et d’intérêt cet étonnant équipage venu de si loin… Nous les attendons en tout cas en France, et l’École Psychanalytique de Strasbourg ne sera pas en reste pour les accueillir à son tour.</p>
<p style="text-align: justify;" align="right">&nbsp; Jean-Yves Feberey</p>
<p style="text-align: justify;" align="right">Nice, le 18 juin 2011</p>
<p style="text-align: justify;">PS On me pardonnera la facilité qui consisterait à évoquer, à propos de cet écrit, un « Appel de Příbor », mais retenons-en cependant l’idée pour le futur…</p>
<p style="text-align: justify;">* <a href="http://psycause.pagesperso-orange.fr/">http://psycause.pagesperso-orange.fr/</a></p>
<p style="text-align: justify;">** <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C5%99%C3%ADbor">http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C5%99%C3%ADbor</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.pribor.cz/www/cz/kalendar-akci/?yearID=2012&amp;monthID=7">http://www.pribor.cz/www/cz/kalendar-akci/?yearID=2012&amp;monthID=7</a></p>
<p style="text-align: justify;">*** <a href="http://www.freud.org.uk/">http://www.freud.org.uk/</a></p>
<p style="text-align: justify;">**** <a href="http://www.janemcadamfreud.com/">http://www.janemcadamfreud.com/</a></p>
</div>



<p></p>
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		<title>Jane Mac Adam Freud à Pribor</title>
		<link>https://psycause.org/2010/10/31/jane-mac-adam-freud-a-pribor/</link>
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		<pubDate>Sun, 31 Oct 2010 12:08:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;arrière petite fille de Sigmund Freud présidera nos travaux à Pribor en mai prochain. Ci-joint trois photos : deux nous [&#8230;]]]></description>
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<p>L&rsquo;arrière petite fille de Sigmund Freud présidera nos travaux à Pribor en mai prochain. Ci-joint trois photos : deux nous la présentent dans son atelier de sculpture à Londres. Son grand père architecte à Londres avait fait venir son père Sigmund Freud d&rsquo;Autriche annexée par les Nazis. La troisième photo nous montre la maison (à restaurer acquise par Jane McAdam Freud à Pribor, ville natale de l&rsquo;inventeur de la psychanalyse.</p>



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<p></p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Jean Paul Bossuat</p>
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