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	<title>passages &#8211; Psycause : En francophonie, les psy causent</title>
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		<title>Les invisibles. Lorsque la politique traduit l’archaïsme de la pensée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Psycause]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jan 2012 17:36:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[D. BOURGEOIS Ils sont parmi nous les précaires, et ils deviennent insidieusement invisibles. On les rend invisibles. La période actuelle [&#8230;]]]></description>
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<p>D. BOURGEOIS<br>
Ils sont parmi nous les précaires, et ils deviennent insidieusement invisibles. On les rend invisibles. La période actuelle voit déferler en France des textes étrangement consensuels comme s’ils mettaient en acte la face sombre d’un inconscient collectif. Ces textes sont autant de passages à l’acte du politique visant peu ou prou à parfaire l’invisibilité des précaires. Nous allons tenter de cerner ici ce processus et d’en définir le sens.</p>



<p>Il fut un temps pas si lointain ou la misère criante des grands exclus avait gardé un impact sur la conscience du corps social, sans jamais arriver cependant à ce que celui-ci débouche sur la mise en place d’un véritable dispositif solidaire, d’une politique cohérente préventive (la lutte contre les facteurs causaux de la pauvreté) et curative (la mise en œuvre de moyens de réadaptation-réhabilitation). Par voie de conséquence, la charité comme expression palliative des mentalités et de l’ordre social complétait la solidarité insuffisante envers le pauvre, cet alter-ego.</p>



<p>La société a usé de ses moyens ordinaires pour apaiser la souffrance des exclus et par ailleurs susciter chez le citoyen un mouvement compassionnel assimilant la cause de l’exclusion à une Grande Cause. L’Abbé Pierre caracola longtemps en tête des personnalités préférées des français. Coluche (les enfoirés show-bizzeux mis à part) et les restaurants du cœur, l’armée du Salut aux relents moralisateurs anglo-saxons, le SDF édenté vendant un journal de rue au carrefour, renvoient au personnage de l’exclu longtemps resté dans l’imaginaire collectif comme un enjeu émotionnel important, chacun s’en accommodant en s’appuyant sur ses opinions et son registre compassionnel intime. Le monde était binaire et les exclus, même si on ne les fréquentait pas, ne faisaient pas peur aux inclus dans la mesure où ceux-ci pouvaient s’estimer du bon coté de la barrière. Même s’il errait dans les rues, le SDF, l’exclu, avait un visage, il ne laissait pas indifférent mais il n’était pas Moi. S’il nous tendait un miroir, nous ne nous reconnaissions pas en lui.</p>



<p>Aujourd’hui, il en est autrement. Dans un contexte où la monté de l’individualisme, la crainte du lendemain liée à la crise vécue comme inéluctable, la banalisation de la violence et la glorification du pouvoir de l’argent façonnent un autre idéal collectif, le personnage de l’exclu dérange le bel ordonnancement social ; il doit disparaître, il est trop inquiétant, il est notre futur.</p>



<p>De l’objectif Zéro SDF affiché en son temps par un ancien candidat à la présidentielle[1] (le décryptage du terme pouvait évoquer le souhait d’une solution finale à la Wannsee) aux textes d’inspiration sécuritaire tout azimuts multipliés par le pouvoir actuel et visant à réduire la supposée capacités de nuisances des sujets hors-normes, il y a comme une continuité fantasmatique (transcendant les clivages politiques), sinon d’action.</p>



<p>Sans admettre des causes sociales à cette croissance exponentielles du nombre des SDF, sans prendre en compte le fait qu’ils sont de plus en plus jeunes, féminins, violents, sans repères, désespérés, et qu’il y a désormais des mineurs parmi eux, on les traque, on les stigmatise sous prétexte de les responsabiliser. Tout se passe comme si après avoir tenté pendant des années de les apprivoiser (la carotte ou le couvercle sur la cocotte-minute sociale) on leur montrait le bâton pour les faire fuir comme des chiens errants. Citons quelques exemples déjà anciens, datant des débuts du quinquennat de N. Sarkozy pour montrer qu’ils n’ont rien réglé, bien sûr :</p>



<p>-1) Arrêté anti-chiens concernant les SDF: Pour un SDF, son chien est souvent son seul compagnon fiable. Il ne va pas les détrousser la nuit ou pendant qu’ils se retrouvent assommés par l’alcool ou d’autres produits. Il est aussi certes, un peu leur souffre-douleur, voire un instrument de défense ou d’intimidation et à ce titre, il dérange. Par ailleur,s la présence d’animaux dans les asiles de nuit complique la tâche des accueillants et contredit les protocoles hygiénistes sourcilleux qui prolifèrent dans tous les lieux médico-sociaux. On est obligé de créer des asiles « bas seuil », c’est-à-dire hors règles car sinon trop de SDF se trouveraient marginalisés de surcroit, exclus des foyers pour exclus. Un comble.</p>



<p>-2) Arrêté anti-regroupement : On traque ainsi les jeunes dans les cages d’escalier des immeubles des cités. Bien sûr, ils taguent les couloirs, ils défoncent les boites à lettres, ils fréquent peu les stades, ils font du bruit, ils traficotent et ils intimident le passant. Ils agressent aussi parfois. Ils créent en fait des microsociétés rebelles, dotés chacune de codes et de valeurs étranges, ils forment un patchwork de tribus jeunes (comme on aurait dit bantoues du temps des colonies) promptes à en découdre sur le parvis de la Défense ou dans les agoras marchandes, promptes à faire flamber les voitures le soir de la Saint Sylvestre. Les amendes qu’ils ne pourront jamais payer puisqu’ils n’ont aucun revenus ou les TIG à visée éducative qu’on ne pourra jamais leur faire exécuter faute d’éducateur-justice en nombre suffisant ne les dissuaderons jamais de se rassembler et d’exprimer à leur manière leur désarroi. Par contre ces textes constituent de nihilo les conditions d’une surmarginalisation. Autrefois ces jeunes se trouvaient en irrégularité quelques minutes par jour (conduite de scooter sans casque, fumette de cannabis, petits vols…), maintenant, ils le seront quelques heures par jour. Ils vont rejoindre la masse des autres invisibles, les sans-papiers, les clandestins, tous ceux qui sont en situation irrégulière 24h/24 et le sont parfois de père en fils. Rien ne changera en apparence si ce n’est que cette irrégularisation chronique s’ancrera davantage dans leur appartenance identitaire et compliquera d’autant leur insertion sociale.</p>



<p>-3) Arrêté anti-mendicité, anti-Rom, anti-rave party…Les motifs d’exclusions s’accumulent et se cumulent parfois, ils configurent une constellation floue des exclus. Le problème avec l’ensemble de ces dispositions c’est que, individuellement, elles apportent une réponse immédiate et émotionnelle aux inquiétudes de beaucoup de braves gens, d’autres pauvres victimes de la petite délinquance, d’autres démunis effrayés par plus démunis qu’eux, d’autres futurs exclus qui ne le savent pas encore, mais que globalement elles décrivent de façon contraignante les contours inquiétants d’un néo-monde intolérant que l’on croyait réservé aux films glauques d’anticipation des années 80. Dans ce contexte de restriction des libertés, l&rsquo;ouverture de droits, pourtant élémentaires ou vitaux, n&rsquo;est pas près de voir le jour : droit à la différence, à la santé, à une couverture sociale, au logement, à un revenu, au travail, etc. Ces droits passent à la trappe, sous le « Droit écran » que constitue le droit à la sécurité, qui d’ailleurs n’existe pas. A croire que l’insécurité est entretenue pour polariser l’attention des gens et les distraire des luttes sociales.</p>



<p>-4) Arrêté anti-prostitution : L&rsquo;arsenal policier du gouvernement se met au service d’un Ordre Moral(isateur) et promet un bel avenir à l&rsquo;épidémie de SIDA. La prostitution, jusqu&rsquo;à présent, n&rsquo;était pas interdite par la loi. Elle est devenue officiellement un délit (notion de racolage passif). Ce qui pousse les prostituées à travailler dans une plus grande clandestinité et accroît les risques de violence à leur égard. Elles cumulent souvent les critères d’exclusion : elles sont femmes ou d’une minorité sexuelle, étrangères, sans-papiers, pauvres….Contraintes à une quasi clandestinité, elles perdent le fragile accès aux actions de prévention sanitaire comme celles prônant l&rsquo;utilisation systématique du préservatif lors des passes. Leur prise en charge psychologique, sanitaire et sociale péniblement construite par des réseaux de terrain, bénévoles ou subventionnés (tournée des bus, associations communautaire) se retrouve mise en péril. Des techniques policières que l&rsquo;on aurait voulu croire d’un autre âge sont à nouveau employées, comme les nouvelles mesures contre le proxénétisme suspendant à la délation, la remise ou la suspension de peine pour les prostituées condamnées. Et à côté de cela combien de scandales d’état impliquant y compris des politiques montrent que sexe et pouvoir gardent des relations étroites.</p>



<p>-5) Fermeture de Sangatte (2002, N. Sarkozy étant ministre de Chirac) puis fermeture de la « Jungle de Calais » (E. Besson étant ministre de Sarkozy), expulsion des sans-papiers. On proclamait qu’en fermant les lieux d’accueil pour sans-papiers, on leur ferait quitter la France : Echec sur toute ligne. Les incohérences du système et le manque de moyens a propulsé un grand nombre de demandeurs d’asiles dans des foyers et des centres d’hébergement d’où ils chassaient les autres usagers naturels (femmes battues, sortis récents de psychiatrie, clochards) mais cela ne suffit pas. Alors on a chassé les sans-papiers des Centres d’Hébergement. Cet hiver, les clandestins errent toujours dans nos rues mais on ne les voit plus, ils se sont comme dilués dans le brouillard (ou les fumigènes du stade vélodrome[2]).<br>
Quelques uns de ces clandestins sont recueillis par des citoyens courageux osant braver l’opprobre xénophobe entretenue par le climat sociopolitique actuel. Le parallèle avec les français qui osaient secourir les juifs traqués sous Vichy est certes un peu fort, mais il y a un peu de ça. Et dans ce lot, combien de Docteur PETIOT ? Nous voyons parfois, dans les Centre-Médico-psychologiques, des malades mentaux maintenus en situation de clandestinité par le système (ni expulsables, ni intégrables), épaulés et exploités à la fois par des compatriotes peu scrupuleux, en règle eux.<br>
De plus, sous prétexte de bonne pratique, sous la pression des lobbies pharmaceutiques, on a détruit le système d‘assistance et de collecte pour redistribution de médicaments non utilisés. (http://www.humanite.fr/node/31189)</p>



<p>Les Autorisations provisoires de séjour ne protègent pas mieux les malades. Elles ne leur accordent aucune égalité avec le</p>



<p></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Discours d’ouverture de Jane Mac Adam Freud au congrès Psy Cause de Pribor (mai 2011)</title>
		<link>https://psycause.org/2011/09/14/discours-douverture-de-jane-mac-adam-freud-au-congres-psy-cause-de-pribor-mai-2011/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Psycause]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 14:39:54 +0000</pubDate>
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<p>Tout d’abord, je voudrais adresser un remerciement spécial à la municipalité de Pribor, et aussi remercier Jean Paul Bossuat et le comité d’organisation de PsyCause pour m’avoir invité à cet évènement.<br>
En rapport avec le thème de ce colloque, je voudrai parler de l’importance de Sigmund Freud dans le développement et la création de la psychanalyse, et de ma relation à Sigmund Freud, de son influence sur ma vie et ma carrière, de ce que Sigmund Freud représente pour moi.<br>
Sigmund Freud a consacré une grande partie de son existence à développer ses théories dans un corpus systématisé de connaissance. Il a considéré, utilisé et corrélé le savoir des anciens.<br>
Ce qui m’a intéressé, ce sont ses théorisations et ses pratiques, concernant le rêve comme symptôme névrotique et psychotique. Freud s’appuya sur sa propre expérience, percevant son inconscient à travers ses rêves, ce qui a fait qu’il a pu être dit que le plus créatif, et certainement mon favori de ses ouvrages, est l’interprétation des rêves.</p>



<p>Sans Sigmund Freud, sans la création et le développement de la psychanalyse, nous n’aurions ni les bases ni la suite pour appréhender ce cadre de pensée, humain et holistique, cette méthode d’investigation et de traitement de ce qui nous arrive lors des moments de souffrance avec ses conséquences.<br>
Sigmund Freud a appréhendé le corps comme lieu de manifestation de l’esprit. Il a utilisé une démarche aussi scientifique que possible concernant une approche de l’humain.<br>
Avec pragmatisme, il a beaucoup appris de ses patients. A la fois à travers leurs symptômes et aussi à travers leurs passages à l’acte, ce qui souvent, lui a permis d’aller de l’avant. La cure par la parole, qui rend la vie plus vivable pour beaucoup, reste autant en usage aujourd’hui qu’autrefois. Récemment, au Royaume Uni, les thérapies comportementales ont pris leur essor mais Sigmund Freud et la psychanalyse demeureront sans doute, aimés ou haïs mais jamais oubliés.<br>
Sigmund Freud et la psychanalyse sont inextricablement liés et sont intégrés dans notre culture. Les mots de Sigmund Freud font désormais partie de notre langage quotidien.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Bien sûr, je n’ai jamais rencontré mon arrière-grand-père, Sigmund Freud, puisqu’il est mort en 1939 et que je suis née en 1958. Sigmund Freud fut le grand père de mon père, le peintre Lucian Freud. Mon père le rencontra et bien qu’il pense qu’il ne fut pas influencé par Sigmund Freud, il maintient que ce que Sigmund Freud disait, lui a toujours semblé fait sens. Lucian est le second des trois fils d’Ernest Freud. Ernest, le plus jeune fils de Sigmund fut architecte. Il a eu une relation étroite avec Ernest et Lucie mes grands-parents paternels, et il a passé pas mal de temps en leur compagnie lorsqu’il était enfant. Je pense que je dois beaucoup à mon arrière-grand-père, le père de la psychanalyse. Autant que je m’en rappelle, il garde une influence culturelle avec nous tous et avec moi. Nous ressentons tous que nous connaissons Sigmund Freud à travers ses œuvres, et par le biais de son influence sur la culture occidentale.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Cependant, Sigmund Freud a nettement influencé ma vie et ma carrière, et cette influence se manifeste à travers notre amour mutuel de la sculpture, à travers sa collection de plus de 2000 objets de sculpture antique maintenant conservée au Musée Freud à Londres et à travers mon travail de sculpteur.<br>
J&rsquo;étais artiste en résidence au Musée Freud durant 20 mois en 2005-2006 et j’ai étudié les antiquités de Freud en les dessinant. La collection de Freud a inspiré les sculptures et les installations que j&rsquo;ai faites au cours de cette résidence.<br>
Ces installations ont été montrées dans mon exposition de fin de séjour Relations Relative, Freud Museum 2006. Depuis, Relations Relative a voyagé à l&rsquo;étranger, en totalité ou en partie. SF comme sujet spécifique, sa collection et ses théories ont influencé mon projet de sculpture. Freud collectionnait les sculptures, je crée des sculptures, ce jumelage apporte beaucoup de matériel à ma réflexion.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Lors de notre première visite à la maison natale de Freud, mon mari et moi sommes tombés amoureux de Pribor. Nous sommes initialement venus ici durant l&rsquo;été 2006, j’étais invitée par la ville de Pribor pour être la marraine du livre publié à l&rsquo;occasion de l&rsquo;anniversaire de la naissance de Sigmund Freud.<br>
La sérénité de cette belle ville et de ses gens nous a conquis et nous avons été conduits à acheter une propriété ici, que nous sommes en train de transformer en une maison et en un atelier où nous passerons du temps à apprendre la langue tchèque, à créer des œuvres d’art, à inviter nos amis.<br>
Nous sommes retournés dans la région à plusieurs reprises. En 2007, j&rsquo;ai exposé mes sculptures et mes dessins dans les belles pièces du Musée de Novojicinska, une ville voisine. Ce lieu, proche de la ville natale de Freud, entrait dans le cadre d&rsquo;un triptyque de sites symboliques pour mon exposition Relations Relative. Relations relatives fut tout d’abord montré sur le lieu de la mort de Freud &#8211; le Musée de Freud à Londres, puis s&rsquo;est déplacé au Musée de Harrow (la zone où je vie et travaille), puis au musée de Novojicinska en 2007.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Mon intérêt pour Sigmund a commencé lorsque, étudiante en art de 19 ans, j&rsquo;ai choisi la psychologie comme un sujet de mémoire. C&rsquo;est grâce au titre de l&rsquo;essai « A quoi pensait Freud quand il écrivait (littéralement) Où id était, ego doit être », que j&rsquo;ai commencé à lire Freud. Mon intérêt pour l&rsquo;inconscient et pour son rôle dans l&rsquo;art a commencé. Ce titre d&rsquo;essai et de la recherche qui s&rsquo;en suivit ont fait une impression durable sur moi. C&rsquo;était le début de mon itinéraire, faire de l&rsquo;art dans le contexte de la théorie psychanalytique.<br>
Au moment où que j&rsquo;ai fait ma maîtrise au Royal College of Art, je me suis orientée vers le processus décisionnel basé sur les travaux analytiques de la sculpture. Ce que Sigmund Freud est pour moi, l’est donc vu à travers mes yeux d’artiste. En fait, la psychanalyse freudienne a eu un impact omniprésent sur l’ensemble de la communauté artistique.<br>
Dans leur travail les surréalistes des années 1920 essayaient d’explorer l’empreinte de l&rsquo;inconscient. Aujourd&rsquo;hui, de nombreux artistes utilisent la médiation artistique dans la publicité en utilisant le pouvoir de l&rsquo;image : avec un diplôme d’école d’art on peut maintenant être employé en tant que directeur de création dans le champ de la publicité qui utilise tous les genres contemporains de performance, installation, concepts sonores et mixtes.<br>
Certains artistes conceptuels utilisent une autre facette de l&rsquo;analyse dans leur travail, le concept que tout est déterminé, le processus de création ne laissant rien au hasard, ce en quoi le processus se heurte à son inverse car, par définition, l&rsquo;inconscient se doit idéalement d’être complètement réprimée. L&rsquo;Art conceptuel est donc influencé par la psychanalyse et son inverse. Cette extrémité est un point de convergence !</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>L’art est pour moi une façon de se connecter à l&rsquo;inconscient. La signification de ces connexions est souvent découverte a posteriori. La psychanalyse, et tout autant l’art et la poésie, pourraient se concevoir comme une voie d’accès à l&rsquo;inconscient.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;avenir de la psychanalyse s’inscrit dans le domaine du maintien de la santé mentale et de la raison – dans sa définition la plus large.<br>
Dans un monde de science-fiction, celui des médicaments intelligents conçus pour améliorer la mémoire, de l’intelligence artificielle, des ordinateurs dépassant l&rsquo;intelligence humaine, de la cartographie du cerveau pour identifier comment nous traitons les processus culturels de narration, etc., la psychanalyse se verra toujours plus convoquée afin de nous permettre de faire avec le Moi dans un monde en constante évolution. La vérité de la psychanalyse pour le monde est peut-être sa profonde compréhension et acceptation de l&rsquo;individu comme un être en expérience.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>L’art et la Science en sont maintenant à trouver un terrain d&rsquo;entente, ce qui suscite des questions à propos de faire et de penser, rationalité et irrationalité, conscient et inconscient. En réunissant ces éléments, nous pourrions trouver des intrications entre les procédés utilisés par les artistes et ceux utilisés par les psychanalystes. Je pense que les deux disciplines utilisent l’intervention analytique comme moyen d&rsquo;interprétation. Il se pourrait donc que psychanalystes et artistes se rejoignent à un certain niveau.<br>
La psychanalyse comme art, pour l&rsquo;art, avec l&rsquo;art ? Après tout, il se dit que seuls les psychanalystes comprennent la psychanalyse et que seuls les artistes comprennent l&rsquo;art, ce qui, dans les deux cas, est dû à leurs langues spécifiques et au caractère singulier de leur expérience. Cependant, la grande question est : psychanalystes et artistes peuvent-ils se comprendre ou s’inspirer l’un de l’autre. J&rsquo;espère que la réponse est oui, et que ce type de collaboration continuera.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>Jane Mac Adam Freud</p>



<p>&nbsp;</p>



<p>NB : l&rsquo;illustration a été choisie par la rédaction du blog.</p>



<p></p>
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