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	<title>populations &#8211; Psycause : En francophonie, les psy causent</title>
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	<description>En francophonie, les psy causent</description>
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		<title>Psy Cause et l&#8217;Afrique méditerranéenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Psycause]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Mar 2012 17:48:28 +0000</pubDate>
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<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L&rsquo;Afrique méditerranéenne, c&rsquo;est l&rsquo;Afrique depuis à l&rsquo;ouest, le Maroc, jusque, à l&rsquo;est, l&rsquo;Égypte. Ce qui unit géographiquement cette zone, c&rsquo;est l&rsquo;irrésistible chevauchée des conquérants arabes musulmans aux septième et huitième siècles. La culture mise en place depuis 1300 ans s&rsquo;est imposée à la quasi totalité des populations et peut donner l&rsquo;image d&rsquo;un ensemble homogène arabo-musulman, partie du « monde arabe ». Cette vision a été renforcée par la « décolonisation » pour laquelle cette identité était (et est toujours) un recours. Mais à y regarder de près, ce n&rsquo;est pas si simple. Il y a la composante berbère qui est certes musulmane à 99%, mais qui n&rsquo;est pas arabe et se bat pour sa reconnaissance politique. En Tunisie, l&rsquo;ile de Djerba a une forte minorité juive qui, ethniquement, est berbère. Lors de la conquête arabe, les berbères étaient majoritairement de religion juive. Cela avait été, pendant des siècles, une forme de résistance à l&rsquo;assimilation romaine. La « Kahina » qui fédéra les Berbères contre l&rsquo;invasion arabe dans une lutte héroïque, était de religion juive. Enfin, l&rsquo;Égypte a été le fer de lance de l&rsquo;invention de la religion chrétienne et compte aujourd&rsquo;hui une minorité « copte » d&rsquo;environ 10% de la population, dont la langue liturgique, le copte, n&rsquo;est autre que l&rsquo;égyptien pharaonique. Sans sa connaissance de la langue copte, Champollion n&rsquo;aurait pas pu déchiffrer les hiéroglyphes. La minorité cultivée qui pratique la langue française, se trouve en Égypte principalement chez les Coptes. Il n&rsquo;en demeure pas moins que ce qui unit culturellement l&rsquo;Afrique méditerranéenne, c&rsquo;est l&rsquo;incontestable hégémonie de la religion musulmane et de ses référentiels arabes. La pratique psychiatrique y est partout en relation avec cette même réalité. Ajoutons que ces remarques préliminaires sont actuellement au centre de débats très médiatisés dans la Tunisie post-révolutionnaire.</span></p>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;</span></p>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;68d1ad04184b8&quot;}" data-wp-interactive="core/image" class="wp-block-image alignleft is-resized wp-lightbox-container"><img width="300" height="225" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async--click="actions.showLightbox" data-wp-on-async--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async-window--resize="callbacks.setButtonStyles"  alt="" class="wp-image-1245 lws-optimize-lazyload" style="width:352px;height:auto"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/1-Loza-1_7_03-300x225.jpg"><button
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<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">L&rsquo;Égypte</span> a été le point de départ de la mutation de Psy Cause vers la francophonie. Le directeur de la revue achevait à l&rsquo;époque des études d&rsquo;égyptologie à l&rsquo;université de Lyon II, motivées par une recherche sur le mythe d&rsquo;Osiris qui devrait déboucher cette année sur la publication d&rsquo;un livre intitulé « Le complexe d&rsquo;Osiris » (co-écrit par moi-même et Marie José Pahin) . Ce type de démarche n&rsquo;est pas une nouveauté chez les psy. Sigmund Freud lui-même reconnaissait qu&rsquo;il avait chez lui plus d&rsquo;ouvrages sur l&rsquo;antiquité grecque et égyptienne que sur la psychologie. J&rsquo;avais le projet d&rsquo;organiser une découverte de l&rsquo;Égypte articulant le passé antique et l&rsquo;actualité de la psy dans ce pays. Je m&rsquo;étais mis en rapport avec l&rsquo;association franco-égyptienne de psychiatrie dont le seul représentant francophone exerçant la psychiatrie en Égypte était le Dr Nasser Loza, directeur de la célèbre clinique psychiatrique du Caire, le Behman Hospital. Sa rencontre au Caire débouche sur un voyage/séminaire intitulé « Colloque franco-égyptien sur le sommeil et le rêve » en octobre 2003 (publié dans le N°38 de Psy Cause). Les points forts sont une mémorable visite du site du phare d&rsquo;Alexandrie avec Jean-Yves Empereur, la remise solennelle de tous les numéros parus de la revue Psy Cause à la Grande Bibliothèque d&rsquo;Alexandrie (à lire sur le blog), la journée de colloque au Behman Hospital et la visite de l&rsquo;hôpital psychiatrique d&rsquo;Assouan. En fait, ce sont quatre années d&rsquo;échanges continus avec l&rsquo;Égypte qui démarrent. Au Caire, le Dr Nasser Loza, devenu correspondant de Psy Cause, soutient notre démarche en vue d&rsquo;un congrès à Assouan. En février 2005, il sera chargé de la psychiatrie au ministère de la santé et, en 2009, il sera l&rsquo;auteur d&rsquo;une loi sur la santé psychique mettant l&rsquo;accent sur les soins communautaires et révolutionnant les pratiques des grands asiles cairotes. Notre sentiment est que cette loi a été influencée par notre collaboration avec son ami directeur de l&rsquo;hôpital psychiatrique d&rsquo;Assouan, devenu lui aussi correspondant de Psy Cause, le Dr Habachi El Gammal.</span></p>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;</span></p>



<figure class="wp-block-image alignleft"><img  alt="" class="wp-image-1247 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/4-Hôpital-psy-27.10.071-261x300.jpg"></figure>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En mars 2005, notre revue, en partenariat avec l&rsquo;hôpital psychiatrique d&rsquo;Assouan et le gouverneur de la Haute Égypte, organise un congrès de psychiatrie à Assouan (publié dans le N°40/41 de Psy Cause) qui témoigne de l&rsquo;importance accordée dans l&rsquo;hôpital psychiatrique de cette ville, aux soins à domicile et au travail avec les familles associées aux soins hospitaliers. En septembre 2005, le Dr Habachi El Gammal venait découvrir le Centre Hospitalier de Montfavet et en janvier 2007 deux infirmières et deux psychologues de l&rsquo;hôpital psychiatrique avignonnais venaient à leur tour découvrir l&rsquo;hôpital psychiatrique d&rsquo;Assouan à l&rsquo;invitation de l&rsquo;Égypte (leur rapport est dans le N°47 de Psy Cause). L&rsquo;un des effets de l&rsquo;implication de notre revue avait été d&rsquo;attirer l&rsquo;attention des autorités de la capitale sur l&rsquo;aspect pilote de l&rsquo;établissement psychiatrique du sud de l&rsquo;Égypte et de motiver le déblocage d&rsquo;importants crédits pour sa rénovation. Gageons aussi que tout cela n&rsquo;a pas été sans influence sur la loi de 2009. En octobre 2007, nous retournons une dernière fois à Assouan dans le cadre d&rsquo;un voyage d&rsquo;étude organisé par la revue sur le thème du deuil et de la perte d&rsquo;objet. Nos liens avec l&rsquo;Égypte sont aujourd&rsquo;hui à réinventer dans un pays en plein bouleversement avec le « printemps arabe ». Il nous faut y retourner pour renouer des contacts.</span></p>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;</span></p>



<figure class="wp-block-image alignleft"><img  alt="" class="wp-image-1249 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/3-Tadlaoui-20032-259x300.jpg"></figure>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Très tôt, <span style="text-decoration: underline;">l&rsquo;Algérie</span> a publié dans notre revue. Dans notre premier dossier thématique dans le N°20/21 de Psy Cause consacré à l&rsquo;Afrique (avril à septembre 2000), Mohamed Tadlaoui annonce la création en avril 1999 de la première unité de psychologie clinique algérienne, au CHU de Tlemcen, unité dont il est le psychologue principal. Il existe en fait une convention par laquelle le Centre Hospitalier de Montfavet, siège de notre revue, apporte à cette unité une aide au niveau de la formation. Il va de soi que Psy Cause accompagne cette action. Il en sera de même avec le Maroc. Il est incontestable que c&rsquo;est au départ la dynamique de notre établissement hôte qui a conduit nos pas vers le Maghreb. En 2003 (Psy Cause N°33), Mohamed Tadlaoui publie avec le Dr Reda Benosman, médecin chef du service de psychiatrie du CHU de Tlemcen, un article intitulé « Pratiques psychiatriques » sur les particularités de la psy en terre d&rsquo;Islam. La notion de maladie mentale ne va pas de soi. Le premier recours est plutôt le marabout. En 2005 (N°39 de Psy Cause), un petit texte écrit par deux psychologues de Tlemcen (l&rsquo;une de l&rsquo;université, Djaouida Benosman, et l&rsquo;autre du CHU, Myriam Tadlaoui) aborde à propos du trouble post traumatique, l&rsquo;insuffisance du DSM IV pour rendre compte des troubles générés par la terrible guerre civile qui vient de faire 100000 morts en Algérie. Les auteurs notent 5 signes spécifiques au contexte : l&rsquo;accentuation des troubles lors de l&rsquo;Aïd el Adha (où l&rsquo;on égorge le mouton), un doute sur les convictions religieuses alors que l&rsquo;on cherche refuge dans la religion, une perte de confiance en ses proches, un refus de toute aide y compris des médecins, et, enfin, une peur démesurée des hommes qui portent une barbe (!). En décembre 2006 (N°46 de Psy Cause), Mohamed Tadlaoui entre dans le vif du sujet avec un article poignant (« Psychotrauma et pack ») qui décrit le calvaire psychologique du seul survivant parmi les travailleurs d&rsquo;une usine qui avaient été égorgés dans la nuit du 5 août 1994. Achevé à la hache, il avait été miraculeusement sauvé par la chirurgie. Il s&rsquo;est ensuite marié, a un nouveau travail, des enfants, jusqu&rsquo;en 2004 où il est terrassé par un état de stress post-traumatique qui sera soigné avec succès par une pratique du pack apprise au Centre Hospitalier de Montfavet. Mohamed Tadlaoui nous confie à cette époque, que son unité de psychologie a été financée par des fonds d&rsquo;état pour venir en aide aux victimes de la guerre civile. Dans un article à paraître dans notre revue vers la fin avril 2012 (N°60), Mohamed Tadlaoui, rédacteur de Psy Cause, brosse un historique de la pédopsychiatrie dans l&rsquo;ouest algérien. La situation semble s&rsquo;être apaisée.</span></p>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;</span></p>



<figure class="wp-block-image alignleft"><img width="300" height="297"  alt="" class="wp-image-1250 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/2-Sadek-el-Idrissi1-300x297.jpg"></figure>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Nos liens avec <span style="text-decoration: underline;">le Maroc</span> sont directement en accompagnement de la politique de notre établissement hôte, le Centre Hospitalier de Montfavet. Son directeur, Gérard Mosnier, avait été chargé par le ministère des affaires étrangères, de piloter une action de formation auprès de plusieurs hôpitaux psychiatriques marocains. Il nous a demandé de diffuser la revue Psy Cause dans ces hôpitaux, ce que nous avons accepté bien volontiers. Mais ce n&rsquo;est que fin 2008 qu&rsquo;un psychiatre militaire, médecin chef de l&rsquo;hôpital militaire Avicenne de Marrakech, rencontré en début d&rsquo;année, le Dr Sadek El Idrissi, publie notre premier article marocain : « Les missions opérationnelles et les situations de catastrophe : implications du psychiatre militaire marocain » (Psy Cause N°52). Il va devenir notre rédacteur marocain. En septembre 2009, quatre psychiatres d&rsquo;une équipe de recherche en santé mentale du CHU de Marrakech font paraître un travail sur « le perfectionnisme chez les étudiants universitaires à Marrakech » faisant appel aux classifications et à la méthode statistique (Psy Cause N°55). Nous venions à cette époque de lancer les préparatifs d&rsquo;un congrès Psy Cause + Centre Hospitalier de Montfavet à Marrakech, pour juin 2010, dont le collège des psychiatres de Marrakech est un élément moteur. Ce colloque, très axé sur la dimension culturelle (lire « la nuit de la transe » sur le blog) fut résolument pluridisciplinaire avec la présence des deux associations de psychanalyse marocaines et du psychosociologue du fait religieux en culture d&rsquo;Islam, Mohamed Habib Samarkand. À la tête du comité d&rsquo;organisation du congrès, nous avons pour le Maroc, le Dr Rahoua El Hassan, directeur du Centre Hospitalier Ibn Nafis Amerchich de Marrakech (hôpital psychiatrique faisant partie depuis des années du programme d&rsquo;échanges avec le Centre Hospitalier de Montfavet) ; pour Psy Cause, la psychologue originaire du Maroc Ikrame Brando ; pour le Centre Hospitalier de Montfavet, la psychologue Claudine Fuya. Tant de France que du Maroc, nous avons fait venir des intervenants prestigieux et la partie culturelle n&rsquo;est pas en reste avec Nathalie Joly qui a chanté sur la correspondance de Freud, et le chorégraphe Abeslam Raji. À l&rsquo;automne 2010 (Psy Cause N°58), Leila Cherqaoui, psychologue clinicienne au CHU de Casablanca, publie sa communication « Corps et possession dans la thérapie traditionnelle au Maroc ». Dans le même numéro 58, les quatre psychiatres de l&rsquo;équipe de recherche en santé mentale du CHU de Marrakech publient leur second texte « La prévalence des addictions chez les patients bipolaires ». La publication des actes du congrès a du être différée en raison de la crise qui nous a frappé dès 2010 et principalement en 2011 comme bien d&rsquo;autres revues de psychiatrie dont certaines ont purement et simplement disparu. Cette année, nous reprenons la sortie de nos numéros à un rythme plus satisfaisant et nous pouvons envisager de consacrer un numéro au Maroc dans un proche avenir.</span></p>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;</span></p>



<figure class="wp-block-image alignleft"><img width="246" height="300"  alt="" class="wp-image-1251 lws-optimize-lazyload"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/5-Ellouze-246x300.jpg"></figure>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Notre présence en <span style="text-decoration: underline;">Tunisie</span> est le fruit d&rsquo;une initiative exclusivement tunisienne. C&rsquo;est dans notre numéro de l&rsquo;automne 2007 (N°48/49) que la Dr Faten Ellouze, psychiatre universitaire à l&rsquo;hôpital Razi de Tunis, publie avec quatre collègues son premier article « Validation de l&rsquo;Edinburgh post natal scale : version tunisienne ». Elle nous a contacté directement pour sa proposition d&rsquo;article. Elle nous adresse un texte en décembre 2007 (N°50) cosigné par huit collègues dont l&rsquo;auteur principal est la Pr Madja Cheour, chef de service des consultations et des urgences de l&rsquo;hôpital Razi : « Pulsion scopique et TOC : à propos d&rsquo;un cas ». Cette fois ci, ce n&rsquo;est plus un travail sur une échelle d&rsquo;évaluation, mais une étude psychopathologique avec des référentiels psychanalytiques par laquelle les auteurs revisitent les frontières entre la jouissance névrotique et la perversion. Dans ce même N°50, la Pr Majda Cheour (auteur principal et la Dr Faten Ellouze publient avec deux autres auteurs un second texte « Enfants et conflits conjugaux &#8211; Résultats d&rsquo;une enquête en population générale à Tunis » construit selon la méthode statistique utilisée en santé mentale. Dans notre N°51 (2008), La Dr Faten Ellouze et la Pr Majda Cheour complètent leur réflexion sur les problèmes conjugaux avec un article intitulé « Conflits conjugaux : quelles raisons ? », selon la même méthode d&rsquo;enquête. Parallèlement dans ce même N°51, la Dr Faten Ellouze est l&rsquo;auteur principal d&rsquo;un article cosigné par le Pr Mohamed Fadel M&rsquo;rad, trois résidentes et un psychologue, tous de l&rsquo;hôpital Razi : « Le délire de filiation dans la psychose ». Après ces différents textes, la Dr Faten Ellouze devient notre correspondante tunisienne et plus récemment rédactrice de Psy Cause.</span></p>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;</span></p>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Au premier trimestre 2009, c&rsquo;est une équipe de Sousse, du service de psychiatrie du Pr Ben Hadj Ali au CHU Farhat Hached, qui publie un article dont l&rsquo;auteur principal est le psychologue Salem Mlika : « Les aspects pluriels de dépendance chez les patients : considérations théoriques et illustration clinique ». Il s&rsquo;agit d&rsquo;une étude psychopathologique avec des référentiels psychanalytiques. (Psy Cause N°53). Dans ce même numéro, la Dr Faten Ellouze publie de nouveau aves des membres de l&rsquo;équipe du Pr M&rsquo;rad, un texte sur « Bipolarité et tentatives de suicide ». Le N°54 du second semestre 2009 est le plus tunisien de nos numéros avec trois articles dont deux écrits par la Dr Faten Ellouze avec d&rsquo;autres auteurs (l&rsquo;un sur la névrose obsessionnelle et l&rsquo;autre sur la schizophrénie), le troisième par la Dr Olfa Dakhlaoui avec deux autres auteurs de l&rsquo;hôpital Razi de Tunis : « Mauvaise observance thérapeutique dans la schizophrénie : facteurs impliqués ». Ce dernier texte s&rsquo;intègre dans les communications d&rsquo;un congrès de psychiatrie universitaire organisé en avril 2009 à Sousse par le Pr Ben Hadj Ali auquel le directeur de la revue Psy Cause est invité (en lire le compte rendu dans ce N°54). Le thème de ce colloque « Facteurs de risque et facteurs de protection en psychiatrie » porte sur l&rsquo;application de la méthodologie américaine utilisée en épidémiologie, nouvel outil de recherche pour mesurer des variables et faire évoluer la nosologie psychiatrique. Autrement dit, il s&rsquo;agit de travailler sur des applications de l&rsquo;EBM. Notre N°56 du dernier trimestre 2009 publie trois articles tunisiens. Le premier, des Drs Faten Ellouze et Majda Cheour (« Thèmes délirants et croyances culturelles »), les deux autres de la Dr Olfa Dakhlaoui dont l&rsquo;un des cosignataires est le Pr Fakhreddine Haffani, chef de service à l&rsquo;hôpital Razi et correspondant de Psy Cause de longue date (un texte sur la schizophrénie et les troubles sexuels, un autre sur les suicidants récidivistes dans le cadre d&rsquo;une étude statistique en milieu hospitalier psychiatrique). En 2010 (N°58 de Psy Cause), la Dr Faten Ellouze présente un travail original sur la psychose nuptiale en lien avec la culture tunisienne. Un second texte rédigé à la même époque (« Périnatalité et vulnérabilité à la shizophrénie ») sera publié en 2011 dans notre N°59.</span></p>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;</span></p>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le 14 janvier 2011, la révolution triomphe en Tunisie et donne le coup d&rsquo;envoi du « printemps arabe » qui en quelques mois fait chuter les dictateurs en Égypte, en Libye et au Yémen. L&rsquo;Afrique méditerranéenne en est profondément modifiée. Le 21 janvier 2011, le comité de rédaction de Psy Cause rédige une motion de soutien à la psy tunisienne et salue le courage du peuple tunisien (lire cette motion dans le blog). Le 5 juin 2011, le Pr Ben Hadj Ali associe notre revue à l&rsquo;ALiCA (Association pour la Liberté et la Citoyenneté Active), à lire dans le blog. Dans le N°61 (à sortir en octobre 2012), nous publierons un texte que la Dr Faten Ellouze nous dit correspondre au contexte de la révolution, sur le burnout des enseignants tunisiens. En 2011, des membres du comité de rédaction ont souhaité l&rsquo;organisation d&rsquo;un séminaire en Tunisie qui n&rsquo;a pu voir le jour, les psychiatres tunisiens étant fortement mobilisés par leur engagement politique et de ce fait trop peu disponibles. Nous demeurons attentifs à d&rsquo;éventuelles suggestions de leur part.</span></p>



<p><span style="font-size: 14px; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Jean Paul Bossuat</span></p>



<p></p>
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		<title>Repérage au Cambodge : carnet N°4</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Psycause]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 16:16:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le 29, Chantal Dorf, psychologue clinicienne belge et directrice de l’ONG « Louvain Coopération au Développement » pour le Cambodge [&#8230;]]]></description>
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<div> Le 29, Chantal Dorf, psychologue clinicienne belge et directrice de l’ONG « Louvain Coopération au Développement » pour le Cambodge et domiciliée à Phom Penh me reçoit après une navigation de 6 heures en « speed boat » depuis Siem Reap. Cette ONG a été créée à l’initiative de plusieurs membres de l’Université catholique de Louvain en Belgique wallonne (Louvain le Neuve). Sa mission est « d’accroître la capacité des populations moins favorisées à s’organiser pour subvenir elles-mêmes à leurs besoins fondamentaux » avec des partenaires locaux qu’il convient de rendre autonomes. Cette ONG est présente au Bénin, au Togo, au Congo ex-belge, au Burundi, en Bolivie et au Pérou, et enfin (depuis le milieu des années 2000), au Cambodge où elle organise des services de santé mentale. L’un des points forts de cette sympathique ONG francophone, est la création à Kompong Thom, d’un centre de santé mentale avec un psychiatre, prenant en charge principalement des psychotiques.</div>



<div></div>



<div></div>



<div>Chantal Dorf m’avait été recommandée par le Pr Daniel Mac Laughlin qui enseigne à New York le droit international et le droit humanitaire. J’avais été mis en rapport avec ce Pr américain qui écrit un excellent Français, par le Pr Lim Keuky qui l’avait rencontré l’année dernière au Cambodge : il était venu des États Unis car il dirigeait un projet examinant la santé mentale au Cambodge sous la perspective des droits de l’homme. Le Pr Daniel Mac Laughlin m’avait conseillé trois contacts : la faculté de médecine avec le Pr Ka Sunbaunat, la recherche en anthropologie médicale avec Anne Guillou du CNRS, et Chantal Dorf.</div>



<div></div>



<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;68d1ad041d0c9&quot;}" data-wp-interactive="core/image" class="wp-block-image alignleft size-large wp-lightbox-container"><img width="768" height="1024" data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async--click="actions.showLightbox" data-wp-on-async--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async-window--resize="callbacks.setButtonStyles"  alt="" class="wp-image-8585 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://psycause.org/wp-content/uploads/2025/06/3-Phom-Penh-Pr-Ka-Sunbaunat-30.11.111-768x1024.jpg" srcset="https://psycause.org/wp-content/uploads/2025/06/3-Phom-Penh-Pr-Ka-Sunbaunat-30.11.111-768x1024.jpg 768w, https://psycause.org/wp-content/uploads/2025/06/3-Phom-Penh-Pr-Ka-Sunbaunat-30.11.111-225x300.jpg 225w, https://psycause.org/wp-content/uploads/2025/06/3-Phom-Penh-Pr-Ka-Sunbaunat-30.11.111-1152x1536.jpg 1152w, https://psycause.org/wp-content/uploads/2025/06/3-Phom-Penh-Pr-Ka-Sunbaunat-30.11.111-1536x2048.jpg 1536w, https://psycause.org/wp-content/uploads/2025/06/3-Phom-Penh-Pr-Ka-Sunbaunat-30.11.111-scaled.jpg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><button
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<div>Le lendemain matin, j’ai rendez-vous à la faculté de médecine avec le Pr Ka Sunbaunat, Professeur de psychiatrie et doyen de la faculté. Ce rendez-vous est évidemment essentiel pour notre projet de congrès en novembre 2012. La faculté de médecine enseigne en Français et donc les psychiatres qui en sont issus ont une connaissance de la langue française. Notre projet d’une manifestation scientifique organisée par une revue francophone y puise tout son sens. Le Pr Ka Sunbaunat accepte volontiers d’entrer au comité de rédaction francophone de la revue Psy Cause et de présider notre congrès. Le thème l’intéresse beaucoup car il vient d’introduire le bouddhisme dans les soins psychiatriques (le bouddhisme dans la santé mentale et au Cambodge), dans le programme de formation pour le diplôme de psychiatre. Il a le projet d’ailleurs de faire venir à notre congrès ses 17 étudiants.Nous avons un long échange sur les approches occidentales et orientales de la psy. Il m’expose « l’octuple sentier sacré » du bouddhisme : connaissance droite, pensée droite, langage droit, action droite, existence droite, effort droit, attention droite, médiation droite. Ce sentier représente la voie qui conduit à la suppression de la souffrance. La connaissance, c’est lorsque l’on connaît la voie de la vérité, laquelle passe par un enseignement. Cette vérité est en rapport avec une cohérence de la nature dans le sens de la logique, elle implique d’éviter la fausse logique. On est à l’opposé de l’exploration en Occident des traumatismes qui causent la souffrance, en particulier par la psychanalyse et sa mise au jour de l’inconscient mais aussi dans les thérapies cognitivistes. Quoique le Pr Ka Sunbaunat partage le point de vue que la phénoménologie puisse être un point de rencontre entre l’Orient et l’Occident. La communication prévue de notre collègue de Valence, rédacteur phénoménologue, le Dr Jean Louis Griguer, sera à n’en pas douter un point nodal du colloque d’Angkor. Nous avons également évoqué la pratique de la thérapie de Morita à Kyoto par notre rédacteur japonais, le Pr Shigeyoshi Okamoto dont j’avais fait la connaissance à Paris dans un congrès centré sur la phénoménologie. Le Pr Ka Sunbaunat souhaite qu’à la fin de nos travaux à Angkor/Siem Reap, soit annoncée la création d’une association « psychiatrie et bouddhisme ».Il ajoute qu’il serait pertinent d’inviter un bonze concerné par notre congrès. Il se propose d’en contacter un qui est actuellement aux États Unis mais qui ne parle pas le français. Il ferait donc sa communication en Khmer, les deux langues officielles du congrès étant la langue de la revue (le français) et la langue du Cambodge (le khmer).</div>



<div></div>



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<figure><a class="lightbox" href="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/1-Phom-Penh-Prs-Chak-Thida-et-Pauv-Bunthoeun1.jpg" rel="lightbox"><img class="size-medium wp-image-1497 alignleft lws-optimize-lazyload" style="margin: 5px;"  alt="1-Phom-Penh-Prs-Chak-Thida-et-Pauv-Bunthoeun" width="300" height="225" data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/1-Phom-Penh-Prs-Chak-Thida-et-Pauv-Bunthoeun1-300x225.jpg"></a></figure><p style="text-align: left;">Après ce très riche et très constructif entretien, je vais, sur la suggestion du Pr Ka Sunbaunat, dans le service de psychiatrie de l’hôpital « de l’amitié khmèro-soviétique », pour rencontrer deux psychiatres, les Prs Chak Thida et Pauv Bunthoeun. En projet, une rencontre recommandée par le Pr Ka Sunbaunat avec le Dr Thong Kimley, psychiatre qui maîtrise bien la langue française et qui exerce à Battambang, à moins de 200 Km de Siem Reap.</p>
<figure><a class="lightbox" href="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/2-Kompong-Tralach-17.11.111.jpg" rel="lightbox"><img class="size-medium wp-image-1498 alignleft lws-optimize-lazyload" style="margin: 5px; border: 5px solid white;"  alt="2-Kompong-Tralach-17.11.11" width="300" height="275" data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/2-Kompong-Tralach-17.11.111-300x275.jpg"></a></figure><p style="text-align: left;">Au total, le comité cambodgien du congrès prend forme, avec la présidence du congrès par le Pr Ka Sunbaunat, Pr de psychiatrie, doyen de la faculté de médecine, directeur du programme national pour la santé mentale au ministère de la santé ; avec le partenariat du Pr Lim Keuky et de l’ONG de diabétologie avec Lorraine Fraser ; avec l’anthropologue du CNRS Anne Guillou et la directrice de l’antenne cambodgienne de l’ONG universitaire « Louvain Coopération au Développement », Chantal Dorf ; avec l’hôpital de Siem Reap et la clinique psychiatrique Peter C. Adelman. Un grand merci à toutes les personnalités qui ont accepté de s’investir dans le projet.</p>
<figure><a class="lightbox" href="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/5-Palais-royal-18.11.111.jpg" rel="lightbox"><img class="size-medium wp-image-1500 alignleft lws-optimize-lazyload" style="margin: 5px; border: 5px solid white;"  alt="5-Palais-royal-18.11.11" width="300" height="221" data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/5-Palais-royal-18.11.111-300x221.jpg"></a></figure><p style="text-align: left;">Jean Paul Bossuat à Siem Reap le 3 décembre 2011.</p>
</div>



<p></p>
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		<title>La thérapie de Morita au Japon (2) : réactions et courriel de Shigeyoshi Okamoto</title>
		<link>https://psycause.org/2011/08/30/la-therapie-de-morita-au-japon-2-reactions-et-courriel-de-shigeyoshi-okamoto/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Psycause]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Aug 2011 14:27:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Asie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le courriel de notre rédacteur et psychiatre japonais, en date du 28 août 2011 fait suite à notre article du [&#8230;]]]></description>
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<figure data-wp-context="{&quot;imageId&quot;:&quot;68d1ad041fecb&quot;}" data-wp-interactive="core/image" class="wp-block-image alignleft is-resized wp-lightbox-container"><img data-wp-class--hide="state.isContentHidden" data-wp-class--show="state.isContentVisible" data-wp-init="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async--click="actions.showLightbox" data-wp-on-async--load="callbacks.setButtonStyles" data-wp-on-async-window--resize="callbacks.setButtonStyles"  alt="" class="wp-image-631 lws-optimize-lazyload" style="width:750px;height:auto"/ data-src="http://www.psycause.info/wp-content/uploads/Dompter-lesprit-300x229.jpg"><button
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<p>Le courriel de notre rédacteur et psychiatre japonais, en date du 28 août 2011 fait suite à notre article du 29 juillet dernier dans le blog et aux réactions de divers rédacteurs de Psy Cause.</p>



<p>Ainsi Errol Palandjian, psychiatre des hôpitaux à Draguignan, relève la dimension culturelle de la technique de soin qui « traite des troubles liés à des populations de l’Extrême Orient, dans des cultures aux prémices très différents des nôtres ».</p>



<p>Ola Lindgren, psychologue suédois, relève que les psychothérapies ne sont pas toujours aussi différentes qu’il semble. Il note en effet une similarité avec la thérapie comportementale « Acceptance and Committment Therapy (ACT) » qui a des racines bouddhistes. Il conseille aussi la lecture d’un petit essai de Freud « Vergänglichtkeit » qui se trouve dans « Das Land Goethes 1914-1918 ». Une autre proximité est notée par Jean Louis Griguer, psychiatre des hôpitaux à Valence et phénoménologue, qui trouve Shigeyoshi Okamoto très proche de la phénoménologie.</p>



<p>C’est l’intervention de Raymond Tempier, Professeur de psychiatrie au Canada, qui est référencée dans le courriel de notre rédacteur japonais praticien de la thérapie de Morita. Raymond Tempier note que cette thérapie est bien connue des psychiatres japonais mais bien peu à l’extérieur du Japon. Comme d’autres thérapies de ce pays (le Naikan par exemple), elle s’inspire du bouddhisme et correspond à la culture japonaise et à la philosophie Zen, et est de ce fait difficile à appliquer hors du contexte nippon : « je laisserai à mon collègue japonais le travail de nous expliquer en détail de quoi il s’agit dans cette thérapie et si cela serait applicable ailleurs. »</p>



<p>Raymond Tempier constate en ce moment une influence grandissante du bouddhisme dans les psychothérapies correspondant à ce que l’on appelle en Amérique le « mindfulness » à savoir une écoute de ses émotions face au patient, et de sa propension à la compassion au sens fort du terme qui est de « souffrir avec » : « on n’est pas loin de l’analyse des réactions contre-transférentielles quoique le bouddhisme rejette la notion d’inconscient d’où l’incompréhension (fondamentale) des psychiatres de l’Orient face aux psychothérapies dites occidentales. » En Orient, la psychothérapie est avant tout une forme d’enseignement où le Sensei (professeur, guide, etc.) dicte le comportement que le patient doit avoir. « Les patients asiatiques, en général, attendent du Docteur qu’il leur prescrive une conduite ou une action. La neutralité et l’absence de conseils précis font qu’ils abandonnent et vont voir tout autre « counselor », ou même leur pharmacien pour une « vraie » thérapie. Tout est question de culture. »</p>



<p>On ne peut détacher la culture de la façon dont on voit la maladie mentale et ses soins. Ainsi la thérapie de Morita permet au patient de se reconnecter (fortement) avec les autres peu à peu. « Il faut savoir que dans la culture japonaise, une valeur importante est l’attachement aux autres et le fait que l’individu doit être dépendant du groupe et non le contraire. Pour les Japonais, l’enfant nait indépendant et il faut l’habituer à ce qu’il se fonde dans le groupe. On est loin de l’individualisme et de l’éducation vers l’autonomie et la compétition individuelle. »</p>



<p>Raymond Tempier ajoute qu’il a étudié un peu l’histoire de la psychiatrie au Japon et qu’il est fascinant d’apprendre qu’elle a plus de mille ans : « si je me rappelle bien, ils avaient déjà un traité des maladies mentales au 8ème siècle (!) amené et écrit par les moines bouddhistes, et leur médecine kampo (qui comprend aussi le traitement des maladies mentales) est fortement influencée par la médecine traditionnelle chinoise basée sur le flux (ou l’absence de flux en cas de maladie) du qi (ou énergie vitale). » Il conclut en soutenant qu’il est grand temps de réintroduire les notions de culture (et aussi d’histoire dans tous les sens du terme … que ce soit de la psychiatrie ou du patient) dans notre façon de voir les choses en rapport avec la psychiatrie et dans notre façon d’agir la psychiatrie.</p>



<p>Le courriel de Shigeyoshi Okamoto</p>



<p>Après avoir remercié pour le texte à propos de son livre, présentant dans le blog la thérapie de Morita, et les réactions qu’il a suscitées parmi les rédacteurs de la revue, il écrit :</p>



<p>« Parmi les réactions, celle du Pr Raymond Tempier, surtout, a posé plusieurs problèmes suffisamment grands et fondamentaux pour que la discussion soit à leur propos inévitable, et dont la compréhension commune n’est pas toujours facile, car chaque psychothérapie est basée sur sa culture et chaque culture a ses racines. Dans ce contexte, je devrais donner des explications sur la thérapie de Morita en réfléchissant à la culture japonaise en rapport avec les autres cultures. Ceci est un grand travail. Cette fois ci, je voudrais donc simplement parler de quelques problèmes dont il m’apparaît qu’ils sont difficiles à comprendre pour les thérapeutes « occidentaux ».</p>



<p>Il est évident que la thérapie de Morita est inspirée par le Zen, mais surtout la pratique de l’hôpital Sansei où je travaille est beaucoup (ou bien « trop ») influencée par le Zen. Je dois alors dire, d’abord, que ce que j’ai écrit dans le livre a été un peu dévié, le but de ce livre étant la présentation de cet hôpital. D’ailleurs j’oserais dire que mon propre point de vue est basé sur la thérapie de Shoma Morita lui-même, fondateur de cette thérapie.</p>



<p>1- Le but de cette thérapie :</p>



<p>Elle ne vise pas la suppression des symptômes névrotique, mais elle vise le développement de l’humanité. Si l’on n’avait pour nécessité que d’enlever les symptômes, il serait suffisant d’appliquer les autres thérapies, par exemple les médicaments, la thérapie comportementale, la psychanalyse etc.. En revanche, le caractère névrotique a, dans l’intérieur, le pouvoir de se développer, même si de par le blocage de ce pouvoir, se présentent des symptômes. La thérapie de Morita, avant tout, anime ce pouvoir. L’élimination des symptômes névrotiques n’est plus le but.<br>
Tout de même, les symptômes s’éliminent souvent comme l’action secondaire du développement de l’humanité.</p>



<p>2- La guérison dans la thérapie de Morita et l’éveil dans le Zen :</p>



<p>Selon la sagesse du Zen, l’éveil est une fleur qui s’épanouit au chemin de la peine. Autrement dit, aucun éveil sans aucune peine. Ou bien, l’éveil ne peut pas être détaché de la peine, comme l’endroit de l’envers. Même si cette sagesse est paradoxale, elle fait savoir que notre esprit, toujours changeant, ne peut pas être l’objet fixe et qu’il est mieux de vivre sans arrêt, sans aucune solution au niveau de l’esprit. Morita a considéré la guérison comme étant le même état que l’éveil. En soulignant l’importance de la vie dans la réalité, il a dit : « L’effort même est le bonheur ».</p>



<p>3- L’inconscient :</p>



<p>Depuis les temps antiques, la sagesse du bouddhisme apprend qu’il existe l’inconscient dans la profondeur de l’esprit humain. L’élément le plus originel de l’inconscient est la « semence ». Ce qu’on appelle le « bouddha-nature » serait la même chose que la « semence ». Morita, qui n’a pas apprécié la psychanalyse, a proposé l’existence de « l’esprit naïf ». Ceci serait considéré comme un produit d’une découverte de l’inconscient dans le même sens.</p>



<p>4- L’individu et le groupe :</p>



<p>Il est vrai que l’homme se trouve, dans le processus du développement de la vie, en face de deux problèmes contradictoires : l’indépendance et l’absorption des attributs de quelques groupes. Quoiqu’il en soit, l’intégration même de cette contradiction est le travail psychique très important, surtout à l’âge de l’adolescence. Le conflit entre la volonté d’être indépendant et la séduction de l’indulgence des groupes, amène la névrose. La thérapie de Morita aide cette intégration sans résoudre le conflit psychologique. Il est recommandé de vivre obéissant à toute la réalité, avec le soi flexible comme l’arbre souple qui ne se casse jamais même par tempête.</p>



<p>Il reste encore beaucoup de choses dont il est nécessaire de discuter. Mais à la prochaine fois. Merci beaucoup de votre intérêt.</p>



<p>Shigeyoshi Okamoto »</p>



<p>Notre collègue japonais attend donc d’autres réactions et questionnements pour rebondir avec d’autres développements.</p>



<p>Jean Paul Bossuat</p>



<p></p>
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